Les acteurs inconscients
Un film d’une durée actuelle d’une heure, qui s’est fait presque tout seul, entre 2006 et 2008. J’en ai découvert l’existence un jour de septembre 2008. Ce film se propose maintenant d’être pratiqué, et continué, dans les occasions de ses diffusions publiques. Il est ici dans l’un de ses espaces de présentation, il vous est offert. Il évolue, en relation avec ses diffusions. Voyez le évoluer ici-même.
C’est un journal de 30 jours, en 30 plans-séquence. Des rencontres, des hommes, des animaux et les lieux, de bas en haut. La recherche de ce qui se cache derrière les apparences de l’anodin. Le hasard et la nécessité.
Benoît Labourdette
Voici un texte en référence, qui a été écrit, je viens de m’en rendre compte, l’année de ma naissance :
« L’ancienne alliance est rompue ; l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers d’où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres. »
J. Monod, Le hasard et la nécessité : Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne, Seuil, 1970.
Le point de départ de ce projet est la série de 30 plans séquence que j’ai mise en ligne en 2006.
Diffusion du film "Les acteurs inconscients" au 3è Festival du film court de Castres
La 3è édition du Festival du film court de Castres proposait le 22 avril 2009 une journée d’étude, lors de laquelle j’ai présenté la première version du film "Les acteurs inconscients", visible ici.
La proposition que j’ai faite aux personnes présentes était, après la diffusion du film, d’aller filmer, avec le même téléphone, ou leur propre téléphone, des fins alternatives pour le film. Le 31ème plan séquence du film.
Plusieurs groupes se sont formés, et ont produit des objets audiovisuels. Les fins alternatives sont les vidéos qui se trouvent ici en dessous du film.
Ma réflexion est que, lorsqu’on propose à des personnes un "exercice" de tournage, il y a toujours une communication de son univers. C’est pourquoi il m’a semblé assez pertinent de proposer, suite à la diffusion du film, un tournage sur le même dispositif, le plan-séquence. Afin de travailler vraiment sur la relation qui se met en place.
De prime abord, cela m’a semblé un peu théorique : en effet, les gens viennent de voir le film, oui, mais d’une part il faut qu’ils le "digèrent", et d’autre part, le film est le résultat d’une approche du travail qui m’est très particulière. Notamment, pour celui-ci, une illustration musicale qui est très importante. Certains des petits films réalisés pendant cette première expérience reprennent vraiment des traits esthétiques ou thématiques, certains sont un peu à côté. Et chacun y apporte sa personnalité propre. Lorsque je les ai vus la première fois, je n’ai pas tout de suite vu le lien. Et avec un peu de distance, je me rends compte que, plus que des "fins alternatives", ces petits films sont des variations sur les thèmes que je propose dans le film. Des rencontres, aussi, entre mon regard, ma proposition, et le regard de chacun. Donc, cela ouvre, cela déstabilise l’édifice, ce qui est très bien, car cela contribue à l’enrichir.
Je me rends compte, à revoir les petits films, qu’il y a un vrai lien qui s’est tissé, pas une interprétation de ma proposition artistique, mais un échange, de films en films, un circulation dans un champ d’expression artistique.
Cette rencontre m’a amené à voir ce film autrement. Je suis en train de modifier le montage. La prochaine projection-atelier sera donc avec une nouvelle version du film, sans doute un peu plus courte (je pense entre 45 et 50 minutes).
L’expérience est originale et a eu, me semble-t-il, du sens et beaucoup d’intérêt de la part des participants. Donc, je la referai, afin de préciser la façon dont, autour de la diffusion d’un film, du dispositif de monstration cinématographique, on peut inscrire une proposition de pratique créative. Il y a, bien-sûr, mille façons de créer des liens entre artistes et participants, mais il me semble que cette pratique au sein du dispositif de projection même est à creuser.
Par rapport à ce film en particulier, pour les expériences à venir, je pense peut-être à inscrire aussi la création musicale dans le dispositif. Que, par exemple, les films soient faits sur une bande son musicale préexistante, ou qu’il y ait, avant ou après tournage, construction en commun d’une bande musicale. A creuser aussi, pour donner plus de "fini" aux films des participants, tout en conservant un dispositif léger et ludique.
Les acteurs inconscients
Un
Deux
Schht
Eructation
Pause clope
A louer
Indécision
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