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Fiche Pro sur Jeunecineaste.net : Faire un film avec un téléphone portable

Le site www.jeunecineaste.net propose une interview de Benoît Labourdette, le 17 novembre 2009, avec des trucs et astuces pour réussir un film tourné avec téléphone portable. Interview réalisée par Pascal Mieszala (qui est aussi réalisateur de films).

Les thèmes de l’interview :
- Pourquoi faire un film avec un téléphone portable ?
- À nouvel outil, nouveaux concepts de films ?
- Un nouveau rapport à l’acte de filmer ?
- Quelques conseils techniques.

Lien direct à l’article sur le site jeunecineaste.net.

Début de l’article :

Un grand nombre de festivals ou de chaînes de télévision (comme Arte) font des appels à candidatures pour des films tournés avec des téléphones portables. Des initiatives qui peuvent paraître incongrues, mais qui pourtant attirent un grand nombre de débutants et de réalisateurs confirmés. Benoît Labourdette, directeur artistique du festival Pocket Films nous livre ses réflexions sur cette pratique.

Pourquoi faire un film avec un téléphone portable ?

Il s’agit d’un objet que l’on a toujours sur soi et à terme, tous les téléphones seront équipés d’une caméra. Du coup, le fait d’avoir la caméra sans avoir décidé de la prendre, fait que l’on peut capter des choses qu’on aurait jamais pu filmer auparavant. D’autre part, dans le processus habituel du cinéma, il y a beaucoup de temps passé à l’écriture, la recherche de financements, la préparation. Et la pratique du tournage est un moment finalement assez rare dans le travail d’un cinéaste. Alors qu’avec le téléphone portable, il y a moyen de s’exercer beaucoup. Il ne faut pas forcément partir dans un projet ambitieux mais le désir fort de transmettre quelque chose en faisant fi des limites techniques.

Le 17 novembre 2009 par Benoît Labourdette.
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Portrait de Benoît Labourdette sur Fluctuat

Le site Fluctuat.net propose un portrait de Benoît Labourdette :

«  Les cinéastes sont des inventeurs perpétuels.  »

Né en France en 1970, Benoit Labourdette possède plusieurs cordes à son arc. Réalisateur atypique, il débute en 1990 avec le court métrage Syndrome, puis tourne en 1995 pour Paris Première 4 émissions intitulées Canal du savoir. La même année, son moyen-métrage La tête dans l’eau, est sélectionné au Festival de Pesaro et remporte le prix du public au festival de Châteauroux. En 1997, il réalise Idems, film qui décrit les impressions du quotidien. Deux ans plus tard, il crée sa société, Quidam production. En 2001, il tourne le documentaire Fatigue, analyse de l’épuisement chronique des citadins, qui est présenté au Festival Némo 2002.

Toujours en 2002, il co-écrit avec le réalisateur Ivan Calbérac le long métrage Irène, interprété par Cécile de France et Bruno Putzulu. Benoit Labourdette est également le coordinateur général du festival Pocket Films depuis sa création en 2005. Il encourage les nouvelles formes de création au cinéma.

Le 10 mai 2009 par Benoît Labourdette.
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Benoît Labourdette donne un cours de cinéma sur CNN

Dans le cadre du Festival Pocket Films (Forum des images), dont Benoît Labourdette est coordinateur général et directeur artistique, CNN s’est rendu au Forum des images pour que la présentatrice de l’émission « The screening room », Myleene Klass, reçoive un cours de réalisation avec téléphone portable, par Benoît Labourdette, afin qu’elle puisse réaliser ses propres films !

L’émission, diffusée 7 fois sur CNN Monde la semaine du 25 mars 2009, est maintenant disponible sur internet :

- Accès direct à l’émission (cours de réalisation en vidéo)
- Accès à un résumé écrit du cours de réalisation
- Page d’accueil de The Screening Room

Le 26 mars 2009 par Benoît Labourdette.
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Benoît Labourdette interviewé sur « Format court »

« Format court » est un site internet dédié à l’actualité du court-métrage. Il est animé par Katia Bayer, une jeune journaliste pleine d’énergie.

Le 14 janvier 2009, publication d’une interview de Benoît Labourdette, à propos de l’histoire du Festival Pocket Films.

Extrait de l’interview

À partir du moment où chacun a un téléphone dans sa poche et est producteur potentiel d’images, le cinéma est-il pour autant à la portée de tous ?

Non, il ne s’agit pas de dire qu’on est tous réalisateurs : une telle idée serait démagogique. Avant l’émergence des téléphones, il y a eu celle des caméscopes. En France, il y avait 5 millions de caméscopes et on ne comptait pas pour autant 5 millions de cinéastes. Là où on est davantage concerné, c’est que le phénomène et l’usage du portable se sont généralisés. Personnellement, je pense qu’il y a un enjeu éducatif très important dans cet outil étant donné qu’aujourd’hui, l’image est omniprésente, d’autant plus que les gens la produisent et la diffusent. Avant 2005, cette situation n’existait pas : je pouvais filmer, mais je ne pouvais pas diffuser mes images, alors qu’aujourd’hui, je mets mon film sur Youtube, et tout le monde peut le voir. Cette nouvelle situation fait que chacun a une responsabilité plus importante. Pourquoi ? Parce que filmer quelque chose n’est pas un geste anodin : filmer, c’est avoir une action sur le réel par l’image, ce n’est pas regarder mais agir.

Télécharger l’interview en format PDF

Le 5 février 2009 par Benoît Labourdette.
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Interview de Benoît Labourdette à propos du livre « Tournez un film avec téléphone portable »

Sur le site des éditions Dixit, une interview très complète à propos du contenu du livre « Tournez un film avec téléphone portable », de Benoît Labourdette (sorti en juin 2008), vient d’être mise en ligne.

Cliquez ici pour accéder à l’interview.

Quelques informations à propos de ce livre :

Vous y trouverez des conseils très concrets pour le tournage, le montage et la diffusion de films avec votre téléphone portable. Ce livre est accessible à tous. Il est la « boîte à outils » autant de l’amateur que du professionnel.

Vous pouvez le commander sur le site des éditions Dixit.

Le 20 août 2008 par Benoît Labourdette.
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Je filme avec mon mobile ou mon caméscope ? - Entretien avec Benoît Labourdette dans Libération

Retrouvez cet article sur le site liberation.fr : cliquez ici

(article d’Erwan Lecomte, publié le vendredi 6 juin 2008)

Blottis au fond des poches, ils sont prêts à en jaillir pour immortaliser en vidéo le moindre événement. Et ces petits cyclopes que sont les téléphones portables séduisent un public d’amateurs comme de professionnels. Le festival Pocket Films (1) sera d’ailleurs l’occasion de découvrir, au cinéma, les œuvres de réalisateurs qui tournent avec des mobiles.

En quelques années, la qualité de ces appareils est devenue spectaculaire. Suffisamment pour se substituer à un caméscope ? Pour le savoir, nous avons testé quatre modèles haut de gamme (Nokia N95, Samsung U900, G800, et LG KU990). Tous intègrent des capteurs promettant des images en « 5 mégapixels » soit de 2 592 pixels sur 1 944. De quoi défier plus d’un caméscope.

Mais ne nous emballons pas. Ces valeurs ne concernent que la partie photo. Les vidéos, elles, sont bien plus petites. Même un téléphone haut de gamme « 5 mégapixels » dépasse en réalité à peine les 0,3 mégapixel en résolution vidéo. De plus, les caméscopes sont dotés d’un véritable objectif et non d’un simple « cul de bouteille ». La qualité de l’image est donc, dès le début de la chaîne, bien meilleure que sur un téléphone. « Mais c’est justement cette image imparfaite que recherchent certains cinéastes, explique Benoît Labourdette, coordinateur de Pocket Films et réalisateur. Son rendu est assez proche de celui du super 8 et elle a une identité bien à elle », précise-t-il. De plus, les optiques des téléphones ont fait d’énormes progrès. Et certaines (Carl Zeiss ou Schneider-Kreuznach, par exemple) contribuent à une image d’une étonnante qualité, même dans des conditions difficiles (2). Mais d’autres défauts demeurent, comme la faiblesse du zoom optique (lorsqu’il est présent). Et l’impossibilité d’en maîtriser la vitesse. De plus, les téléphones n’ont ni pas-de-vis pour accueillir un pied, ni entrée audio pour un microphone externe. Aussi, les vidéastes ont-ils recours au système D : un verre à pied rempli de riz fera office de pied, et un kit main libres trafiqué deviendra un adaptateur micro.

Ultime défaut : « Chaque constructeur utilise son propre système de compression du son et des vidéos. Et il est souvent nécessaire de batailler pour convertir les vidéos, sans perte de qualité, pour que le logiciel de montage puisse les traiter », précise Benoît Labourdette.

Mais le mobile n’a pas que des désavantages. Il intimide moins l’interlocuteur. Et surtout, il est en permanence dans la poche, toujours prêt à filmer. Les vidéos ainsi capturées se montrent, s’échangent et s’exportent facilement sur une galerie en ligne. « Téléphones et caméscopes correspondent à deux usages distincts, résume Laurent La Rocca, chef de produits mobiles chez Sony Ericsson. Le mobile capture l’insolite et l’immédiat alors que le caméscope enregistre en HD des moments anticipés (voyage, naissance…) ». D’après les données GFK, les ventes de caméscopes en France sont stables depuis 2006. Mais vu la vitesse à laquelle progressent les téléphones, les caméscopes d’entrée de gamme ont du souci à se faire.

(1) Organisé par le Forum des images, du 13 au 15 juin, au Centre Pompidou à Paris. (2) Exemple de réalisation : www.theworldisdaft.com.

Le 22 juin 2008 par Benoît Labourdette.
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La vidéo dans la poche - Entretien avec Benoît Labourdette dans L’Express

Retrouvez cet entretien sur le site L’express.fr, avec des vidéos : cliquez ici

(article de Julien Bordier, mis à jour le 13/06/2008 à 10:26 - publié le 13/06/2008)

La quatrième édition du festival Pocket Films, organisé par le Forum des Images, projette sur écran de cinéma les films réalisés avec un téléphone mobile et diffuse, sur des téléphones, les vidéos pour écrans de poche. Explications et vidéos.

Benoît Labourdette est coordinateur général du Festival Pocket Films.

Quelles sont les évolutions depuis le premier Festival Pocket Films en 2005 ?

A l’époque, filmer avec un téléphone restait du domaine de l’expérimental. Aujourd’hui, cette utilisation est inscrite dans le réel, notamment avec l’essor de YouTube et Dailymotion. Un long métrage tourné avec un téléphone et initié par le Pocket Films, J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un de Joseph Morder, est même sorti en salles en mai 2008. Nous présenterons aussi durant le festival une série de dix films commandés par Arte sur le thème « Collection Caméra de poche : Mes 20 ans », tournés avec un téléphone. Le festival va présenter au public - l’entrée est gratuite - la création des quatre coins du monde.

Que vont découvrir les 7000 visiteurs attendus ?

Depuis l’an dernier, nous présentons sur des « arbres à portables » des vidéos conçues pour être diffusées sur téléphone ou sur petits écrans. Il y aura cette année une double compétition : les films tournés avec un téléphone et projetés sur grand écran et les films réalisés avec une caméra et diffusés sur des téléphones. Pour chaque section, deux prix du jury et un prix du public sont décernés. Le jury est présidé par le créateur de BD Enki Bilal. Plus de 120 films seront projetés en salles et 100 vidéos présentées sur des téléphones mobiles pendant les trois jours de Pocket Films.

Parlez-nous de ces programmes conçus pour les téléphones portables ?

L’actrice Isabella Rossellini va présenter sa série de huit courts métrages Green Porno. Ce programme sur « la vie sexuelle des insectes et autres créatures », elle l’a pensé, conçu et scénarisé pour être vu sur un écran de mobile. Une démarche, initiée à la demande du Sundance Institute présidé par Robert Redford, qui tient compte des contraintes imposées par ce type de format. Pour une vision confortable sur un petit écran, les plans sont fixes et très cadrés, les mouvements très schématisés, les gros plans sont privilégiés et les couleurs franches. On a aussi dû adapter les sous-titres. Pour le confort de lecture, on limite à 19 le nombre de caractères par ligne. Ces films donnent une idée de ce à quoi pourront ressembler les contenus de la future télévision mobile personnelle (TMP).

Le 22 juin 2008 par Benoît Labourdette.
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« Les cinéastes sont des inventeurs perpétuels ». Entretien avec Benoît Labourdette sur Fluctuat

A l’occasion de la première sortie en salle de cinéma d’un long métrage tourné avec téléphone mobile, la revue en ligne Fluctuat interviewe Benoît Labourdette à propos du sujet du tournage de films avec téléphone mobile.

Fluctuat

Reprise de l’article

« Les cinéastes sont des inventeurs perpétuels »

Entretien avec Benoît Labourdette

Autour de la sortie de « J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un ».

Délégué général du festival Pocket Films depuis sa création, Benoit Labourdette est à l’origine de J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un - c’est lui qui a mis entre les mains de Joseph Morder un téléphone portable muni d’une caméra.

Entretien autour d’une forme nouvelle de création, de ses implications et de l’avenir du cinéma.

Ca fait déjà quatre ans que vous confiez à des artistes ou des amateurs des téléphones équipés de caméra dans le cadre notamment du Festival Pocket Films. Qu’est-ce qui vous a poussé à explorer le long métrage ?

Dès le départ, notre principe avec le festival pocket films a été de proposer à des artistes de s’approprier ce nouvel outil, qui est une caméra sans en être une, pour envisager des projets de création artistique. Qu’est-ce que le téléphone peut, s’il le peut, apporter à la création audiovisuelle ? Donc, notre principe a toujours été de ne donner aucune contrainte, ni de durée, ni de dispositif, afin que les artistes soient complètement libres d’inventer de nouvelles formes.

Que pensez-vous du résultat ?

Depuis quatre ans, les artistes à qui nous avons proposé cette dynamique et ceux qui nous ont envoyé spontanément des oeuvres se sont tous approprié l’outil à leur manière, il n’y a pas de traits communs. En revanche, on peut dégager quelques particularités nouvelles à cet outil : tout d’abord, nous avons presque tous un téléphone portable. Et, pour des raisons strictement commerciales, à terme les téléphones seront tous munis d’une caméra vidéo. Cela peut sembler anecdotique, mais c’est un fait social nouveau. Sans qu’on s’en rende compte, cela change notre rapport à l’autre, à la mémoire, à la production et à la diffusion d’images.

En quoi l’outil influe sur la création ?

On peut aujourd’hui filmer tout à tout moment, sans avoir eu besoin de décider de prendre une caméra. Nous sommes tellement accoutumés à avoir ce téléphone sur soi que lorsqu’on filme, bien souvent, on filme sans même regarder dans le viseur, on « cadre » directement en plaçant le téléphone au dessus de sa tête, où à côté, etc. Bref, on n’a plus l’écran du viseur de la caméra entre nous et l’objet qu’on filme, on acquiert inconsciemment la compétence de savoir ce qu’on filme même lorsqu’on ne regarde pas dans le viseur, on a comme un oeil mécanique dans la main. Il y a des implications sociales, et il peut y avoir des implications artistiques. Et enfin, le téléphone n’est qu’un élément, dans notre univers actuel, de la « convergence numérique » et des réseaux. Le film qu’on vient de tourner peut immédiatement être envoyé, publié sur un blog. On est soi-même producteur et diffuseur, il n’y a plus de médiatisation par des acteurs comme les chaînes de télévision par exemple pour que des films soient diffusés. Je ne dis pas que c’est bien, je dis que ça change des choses dans nos relations à l’image et que ça vaut la peine d’être interrogé.

Joseph Morder a choisi le genre du journal intime. Pensez-vous que ce type de support (le téléphone portable) puisse s’adapter à la fiction ? Ne conditionne-t-il pas le rapport même à la création ?

En effet, du fait de sa position quotidienne dans notre poche (qui oublie son téléphone en partant de chez lui ?), le téléphone est l’outil idéal du journal, de la prise d’image spontanée. La fiction, au sens classique, n’a a priori pas besoin du téléphone portable, car s’il y a mise en scène, alors autant prendre une bonne caméra. Mais, le téléphone et les caméras de poche diverses font évoluer le processus même de l’écriture cinématographique. Classiquement, on écrivait un scénario, et puis on tournait. Aujourd’hui, il y a des réalisateurs, qui font des films de fiction, à partir d’images qu’ils ont captées dans la vie de tous les jours, et qu’ils « raccrochent », à l’étape du montage, à une fiction qui s’invente, qui s’écrit, à mesure des rencontres dans la réel. Alors, cela ne donne pas le même type de film que ce qu’on a l’habitude de voir, mais c’est bel et bien de la fiction. Jean-Charles Fitoussi, dès 2005 avec « Nocturnes pour le roi de Rome » (long-métrage) a employé cette technique, et Jean-Claude Taki, prix du public en 2005 et grand prix du jury en 2006, utilise cette méthode. C’est une nouvelle piste, très riche, pour le cinéma de fiction. On la voit à l’oeuvre dans le dernier film de Brian De Palma, Redacted, par exemple.

Il est difficile d’envisager J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un dans les mêmes termes qu’un film plus classique. Pour vous, est-ce encore du cinéma ?

Je pense que c’est bien plus du cinéma que certains films académiques qui sortent aujourd’hui. Je ne veux pas dire que le téléphone portable est l’avenir du cinéma, c’en est en tous cas l’une des pistes. Car le cinéma a toujours été basé sur l’exploitation d’une technologie innovante, pas forcément faite pour cela au départ, pour l’expression artistique et narrative. Les cinéastes sont des inventeurs perpétuels. Le cinéma n’est pas quelque chose de figé dans ses formes de production, de narration. Souvenons-nous que « Naissance d’une nation » de DW Griffith, au début du siècle dernier, le premier long-métrage du monde, était donné pour être un échec commercial, car les films n’étaient à l’époque que des courts métrages. Aujourd’hui, le long métrage semble la règle immuable du cinéma. Le cinéma est un art du mouvement, et un art en mouvement. L’avenir du cinéma commercial, par exemple, c’est les films en relief, tout le monde le sait. On peut poser la même question : est-ce encore du cinéma ? Quel avenir a pour vous la création audiovisuelle avec téléphone portable ? Peut-on imaginer que des cinéastes professionnels s’en emparent, comme ça a pu être le cas pour le numérique. Ou, étant à la portée de tous, cette forme de création n’est-elle pas destinée à rester plus largement dans la sphère amateur ?

Les professionnels s’en emparent déjà, et la qualité des caméras des téléphones, ou des appareils photo numérique, s’améliorant de mois en mois, dans très peu de temps, on ne sera même plus dans une opposition entre amateurs et professionnels. C’est simplement un outil, présent, comme l’est le stylo pour écrire ou l’ordinateur, un simple outil, disponible pour tous. Ce qui est plutôt bien, car le cinéma s’empoussière d’être pris dans le carcan de la technique. La technique se libère, s’ouvre, et cela ne peut qu’être bénéfique à la création et à son renouvellement. Cela pose aussi de vraies questions de « modèles économiques », il ne faut pas se le cacher, qui ne seront jamais résolues, sur lesquelles il y aura toujours des choses à inventer.

Vanina Arrighi de Casanova

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Entretien avec Benoît Labourdette
Le 6 mai 2008 par Benoît Labourdette.
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Benoît Labourdette participe à l’émission « Système Disque » sur France Inter

Le 26 novembre 2005 sur France Inter

Thème de l’émission Système disque, animée par Valli :

" VIDEO CLIP : NOUVEAUX SUPPORTS, NOUVEAUX ENJEUX

Le clip vidéo n’est plus seulement un objet de promotion mais un bien de consommation téléchargeable sur iPod et téléphone mobile.

En quoi ces nouveaux formats influencent ils les créateurs ? Quelles sont leurs droits et leurs revendications ?

Avec George HANOUNA du SPPAM, Isabelle WEKSTEIN avocate spécialiste du droit de l’audiovisuel, Julien RIGOULOT PDG de Cosa, Benoît LABOURDETTE directeur artistique du festival Pocket Films au Forum des Images."

Valli a fait un choix très pertinent des intervenants. Le débat, les points de vue, apportaient une richesse et de vraies questions sur ce sujet des nouveaux supports et enjeux du clip. Aujourd’hui, je pense qu’il y a plus de questions à se poser que de réponses à apporter, car nous sommes dans une période de transition, en ce qui concerne la diffusion des images associées à la musique et leur rôle par rapport à la musique.

Lien au site de l’émission :

Système disque

Lien au site du SPPAM (Syndicat des Producteurs de Programmes Audiovisuels et Musicaux) :

SPPAM


Pistes de réflexion suite à l’émission

Suite au débat amorcé pendant cette émission, je prolonge ma réflexion sur le sujet.

Lire la suite…

Le 3 décembre 2005 par Benoît Labourdette.
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Le Film français parle de Quidam production

Article Film français sur Quidam production

« Quidam : le DVD sur mesure »

Dans son édition du 11 novembre 2005, le premier hebdomadaire des professionnels du cinéma, «  Le Film Français », parle des prestations DVD de Quidam production.

« Nouveau venu dans l’authoring DVD, Quidam production intéresse les éditeurs en quête de prestations sur mesure. »

Par Patrick Caradec

Télécharger l’article :

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Cliquez ici pour en savoir plus sur les prestations DVD que nous vous proposons.

Le 3 décembre 2005 par Benoît Labourdette.
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Quelques articles de presse sur le Festival Pocket Films 2005

Le Festival Pocket Films

Le Festival Pocket Films est le 1er festival de films réalisés avec téléphone mobile, une initiative du Forum des Images à Paris.

Benoît Labourdette, dirigeant de Quidam production, a assuré coordination générale de ce Festival.

Les articles de presse

- BBC, 3 mars 2006.

(« Pocket movies take France by storm »)

Par David Reid

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- Libération, 5 octobre 2005.

« Il y a de la modestie dans ce que nous tentons de mettre en place, dit d’emblée Laurence Herszberg, directrice du Forum des images. Cette première année, nous interrogeons, nous montrons les limites de la technologie, nous entamons une réflexion sur l’image. »(…)

Par Annick Rivoire

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- Libération, 9 octobre 2005.

Benoît Labourdette, chef de projet du Festival, a précisé à Reuters que 85 films à peu près, dont un long métrage, seraient montrés durant ces trois jours, sur un peu plus de 400 reçus.(…)

Par Reuters

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- Figaroscope, 5 octobre 2005.

Le portable sait désormais tout faire (ou presque). Grâce au développement des technologies, le téléphone permet de recevoir, enregistrer et transmettre des images fixes ou en mouvement.(…)

Par Sophie de Santis

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- El Moudjahid, Alger, 19 octobre 2005.

C’est à croire que le téléphone portable ne suffit plus de transporter voix, son et image. Il s’essaie maintenant à la création vidéo et semble de plus en plus proche de devenir un écran porteur de contenu(…)

Par Kamel Titouh.

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Le 27 octobre 2005 par Benoît Labourdette.
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