Blu-ray Disc : expertise et réalisation
Vous devez éditer un Blu-ray Disc ? Vous avez besoin de faire des projections sur de très grands écrans et vous cherchez le meilleur support ? Vous trouverez ici les conseils nécessaires et les services que nous proposons. Nous prenons en charge la conception, le suivi, la réalisation (encodage et authoring) et le mastering de votre Blu-ray Disc, avec la meilleure qualité et la meilleure attention à chaque étape.
Blu-ray Disc pour le Stade de France
En janvier 2009, le Stade de France avait besoin d’un film en haute définition tournant en boucle dans l’entrée des loges « VIP », sur un grand écran plasma.
Le film était réalisé, l’écran existait, et le lecteur Blu-ray associé aussi. Mais impossible, en interne au Stade de France, de réussir à faire un disque Blu-ray qui fonctionne : le lecteur n’en voulait pas.
Par principe, les lecteurs de salon Blu-ray ne peuvent pas lire les Blu-ray Discs gravés. Mais, après analyse du modèle de ce lecteur et de ses caractéristiques exactes, nous avons pu déduire les spécificités d’un disque gravé qui marcherait dans ce lecteur.
Ainsi, l’encodage du film et l’authoring ont-ils été réalisés, non pas dans la « norme », mais en fonction de ce lecteur. Et le Blu-ray Disc a marché sur le lecteur, et y tourne en boucle sans doute encore !
Les problématiques de diffusion de contenus en haute définition sont encore aujourd’hui souvent complexes à aborder. Dans les années à venir, cela se simplifiera sans doute, comme cela l’avait fait en son temps pour le DVD.
Faire presser un Blu-ray Disc - Mode d’emploi
Pourquoi le pressage ?
Le pressage d’un disque, contrairement à la gravure, permet de dupliquer en grande quantité avec un coût à l’exemplaire assez bas.
Dans le cas du Blu-ray Disc, pour l’édition vidéo, le pressage est un passage obligé, car c’est à cette étape seulement que peut insérer la protection anticopie nommée AACS, qui est obligatoire dans la norme Blu-ray Disc (un Blu-ray Disc sans protection AACS est censé ne pas être lisible sur un lecteur qui respecte parfaitement la norme).
Se préparer pour le pressage
Il existe aujourd’hui un assez grand nombre de logiciels qui permettent de graver de la vidéo sur des Blu-ray Discs. Mais très peu d’entre eux permettent de décliner cette gravure en un pressage. Il faut que le studio d’authoring (ce qui signifie conception du Blu-ray Disc) auquel vous fassiez appel soit équipé d’outils d’authoring qui permettent le pressage. C’est le cas de Quidam production.
Notre spécialité est l’encodage (pour la meilleure qualité d’image possible) et l’authoring (pour la meilleure ergonomie et meilleure compatibilité possible). Nous sommes équipés pour réaliser des duplications par gravure de petites séries, mais nous ne sommes pas un presseur. Chacun a une expertise dans sa spécialité, le pressage est un métier à part entière.
Le Studio d’authoring livre à l’usine de pressage une « image CMF », sur disque dur, du futur Blu-ray Disc. C’est en quelque sorte un master qui permet la bonne inclusion de la protection anticopie.
Souscrire une licence AACS et un numéro ISAN
La fameuse protection anticopie AACS, obligatoire, est unique pour chaque Blu-ray Disc gravé. Elle doit être commandée, soit via le presseur soit par vous-même, à AACS LA. Son coût unitaire est de 1800 €.
Vous devez aussi obtenir un numéro ISAN (numéro d’enregistrement de l’oeuvre audiovisuelle). Il est attribué par l’agence française de l’ISAN. Ce numéro est indispensable pour pouvoir obtenir un numéro AACS. Il est même indispensable, en amont, pour que votre studio d’authoring puisse créer l’image CMF du Blu-ray Disc.
Fabrication du glass-master par le presseur
A partir de l’image CMF et du numéro AACS, le presseur fabrique le « Glass master », c’est à dire le « négatif » du Blu-ray Disc, qui servira à mouler les disques de série. Le coût du Glass master est d’à peu près 800€ pour un Blu-ray Disc simple couche, et d’à peu près 1600€ pour un Blu-ray Disc double couche. Cette opération est un peu longue, car dans l’intervalle, le presseur doit transmettre à AACS LA le certificat du master et attendre le retour de certificat, sa validation par AACS LA, ce qui prend généralement trois jours.
Après, le presseur grave des disques de test, avant de se lancer dans la grande série. Vous devez valider ces disques de test. Si jamais il y a eu une erreur d’authoring (mauvaise circulation dans les menus, etc.), que vous décelez à ce moment là, tant mieux, la duplication en nombre n’est pas encore faite, mais par contre, votre licence AACS est consommée, il faudra en acheter une nouvelle…
Donc, vérifiez bien l’authoring sur DVD gravé avant de partir en pressage !
Pressage des disques
Le presseur procède ensuite au pressage des disques. Le prix unitaire, en fonction du nombre d’exemplaires, va de 1,80€ jusqu’à 2,30€ l’exemplaire (y compris conditionnement en boitier) pour les Blu-ray Disc simple couche (25Go), et de 2,50€ jusqu’à 3,50€ pour les Blu-ray Disc double couche (50Go).
Délais
Entre le jour de la livraison de l’image CMF au presseur et la sortie des disques gravés, il peut se passer entre 3 semaines et un mois. Ne prévoyez pas moins, cela reste encore aujourd’hui très long.
Quel presseur choisir ?
Les lignes de production de Blu-ray Disc demandent de très lourds investissements, donc tous les presseurs ne sont pas encore équipés. Nous vous conseillons :
QOL : www.qol.fr.
KDG : www.kdg.fr.
Demande d’information
quidam quidam.fr / 01 48 86 16 10. Indiquez bien le mot « Blu-ray Disc » dans le titre de votre email, afin que nous ne le laissions pas passer.
Diffuser un Blu-ray Disc par gravure commence à devenir envisageable
Pourquoi diffuser un Blu-ray Disc gravé ?
Edition en série limitée, projection en boucle sur grand écran, projection dans une salle de cinéma… potentiellement le Blu-ray Disc peut servir à beaucoup de choses.
On se heurte à deux principaux écueils :
les lecteurs Blu-ray Disc, s’ils respectent la norme, sont censés ne pas pouvoir lire les disques gravés (en effet, la protection anticopie AACS, qui ne peut être inscrite qu’au moment du pressage - pas à la gravure - est obligatoire dans la norme Blu-ray Disc).
il y a, encore début 2009, un très faible taux d’équipement en lecteurs Blu-ray Disc.
Bref, il semble encore assez aléatoire de graver un Blu-ray Disc, car on court le risque qu’il ne soit pas lisible.
Mais il y a aussi de très grands avantages
Malgré tout, le Blu-ray Disc pénètre le marché, doucement mais sûrement, et ce format offre une qualité possible d’image incomparable avec ce que permet le DVD. Donc, par exemple pour des projections, c’est un format très pratique, car il évite d’avoir un louer un très onéreux magnétoscope Haute Définition (ce qui implique qu’on a dû le louer avant pour réaliser un master Haute Définition sur bande). Bref, le Blu-ray Disc permet une certaine « démocratisation », et surtout une grande souplesse, pour la projection haute définition de qualité.
Comment faire pour éviter les écueils ?
première chose, de plus en plus de lecteurs Blu-ray de salon acceptent la lecture des disques Blu-ray gravés, même si ce n’est pas encore le cas de tous (environ 50% des lecteurs Blu-ray début 2009).
il faut donc faire un test de lecture sur le lecteur de salon qui sera utilisé pour la diffusion.
il faut faire en sorte d’obtenir une bonne qualité d’encodage : ce n’est pas parce qu’on grave sur un disque Blu-ray que la qualité d’image sera automatiquement très bonne. Il faut que l’encodage (c’est à dire la transformation des images vidéo haute définition originales dans le format conforme à la norme des disques Blu-ray) soit fait avec attention. Beaucoup de logiciels de gravure (Nero, Toast…), proposent des gravures en Blu-ray avec des encodages automatiques, qui ne donnent pas forcément de très bons résultats…
et en amont même de l’encodage, il faut bien souvent traiter l’image, la filtrer, travailler sur son « bruit », son contraste, pour que la très grande image reste valorisante pour son contenu. En effet, une image très définie « pardonne » beaucoup moins les petits défauts qu’une image de définition inférieure. On est obligés d’être beaucoup plus vigilant à sa qualité technique. Des détails qui ne gênaient personne sur une image en définition standard deviennent de gênants défauts pour l’oeil, même pour un spectateur lambda, en haute définition.
Notre conseil
N’hésitez pas à nous demander conseil sur ces questions, nous avons une expérience dans le domaine qui peut vous permettre d’éviter d’essuyer les plâtres :
quidam quidam.fr / 01 48 86 16 10. Indiquez bien le mot « Blu-ray Disc » dans le titre de votre email, afin que nous ne le laissions pas passer.
Les DVD haute définition en petite série
(note : cet article a été rédigé à l’époque où le Blu-ray Disc n’avait pas encore emporté la bataille contre le HD-DVD. Nous le laissons en ligne tel quel, car les enjeux entre ces deux formats posent des questions qui sont toujours d’actualité)
La gravure en petite série de DVD video standard : une réussite
Depuis quelques années, pour des éditions limitées ou du matériel promotionnel, la duplication en petite série de DVD gravés fonctionne très bien. La qualité des supports vierges actuels (s’ils sont bien choisis !) permet une compatibilité presque parfaite avec tous les lecteurs DVD. Nous proposons ce service : gravure DVD, impression quadri sur le DVD, impression jaquette quadrichromie, mise sous boitier et cellophanage, pour des coûts très avantageux : 6,50€ HT l’exemplaire, même à partir de 1 exemplaire. Chez d’autres prestataires, vous pourrez trouver ce prix pour des quantités de 100 ou 200 exemplaires, mais si vous avez besoin de 10 DVD par exemple, chaque exemplaire vous reviendrait chez d’autres prestataires entre 15€ et 25€.
Pourquoi la gravure en petite série de DVD haute définition ?
Pourquoi auriez-vous besoin d’une gravure en petite série de DVD haute définition ? Le marché des lecteurs de DVD haute définition frémit, il commence à y avoir, doucement, des ménages concrètement équipés. Donc, pour des éditions luxe en série limitée, cela peut avoir du sens. Il y a aussi l’utilisation du DVD en tant qu’outil de promotion. Par exemple, vous présentez votre entreprise sur un salon et vous avez un grand écran plasma Full HD. Si vous faites tourner votre bande démo en boucle à partir d’un DVD standard, la qualité d’image sera très inférieure à celle du stand voisin ! Il peut être utile de créer un DVD haute définition conçu pour tourner en boucle, et de donner à votre écran la meileure qualité d’image possible.
Les problèmes techniques actuels à anticiper
Cela paraît simple à priori. Mais, les normes de DVD haute définition étant toutes nouvelles, les matériels, tout nouveaux eux aussi, n’implémentent pas forcément encore très bien les spécifications de la norme. Chez Quidam production, nous connaissons tous les détails de ces normes et pouvons donc vous aider à produire le DVD haute définition qui va marcher à coup sûr pour votre usage.
Le choix d’une norme : Blu-Ray Disc ou HD-DVD ?
Vous devez tout d’abord choisir quel DVD haute définition vous allez produire. Vous pouvez faire les deux, afin de parer à toutes les éventualités, mais c’est presque deux fois plus cher, il faut refaire deux fois le travail, car les deux normes sont très différentes. Pourquoi choisir l’une ou l’autre ? Voici des informations précises sur les deux normes, qui pourront vous aider à choisir.
Choisir le Blu-Ray Disc
Le Blu-Ray Disc, sur le papier, est plus évolué que le HD-DVD. On peut graver 25Go sur un BD-RE contre 15Go sur un HD-DVD-R. Donc, en théorie, on peut mettre plus de durée. Mais en pratique, la qualité de l’encodage d’un film tient plus à la qualité de l’encodeur, à l’attention mise à l’encodage qu’au débit binaire, donc la capacité du disque n’est en fait pas si importante que cela.
Par ailleurs, la norme Blu-Ray Disc censée être implémentée dans les lecteurs précise que le système de protection AACS est obligatoire sur les Blu-Ray Disc. Cette protection AACS ne peut être intégrée dans le Blu-Ray Disc que lors du pressage (en grande série) des Blu-Ray Disc. Il est impossible de graver cette protection. Donc, en théorie, les Blu-Ray Disc gravés sont illisibles sur les lecteurs de salon !! En pratique, à peu près la moitié des lecteurs de salon Blu-Ray acceptent de lire les Blu-Ray Disc gravés. Ce qui veut dire qu’un Blu-Ray Disc gravé doit impérativement être testé sur le lecteur qui le recevra, afin de vérifier si le lecteur accepte le principe ou pas. A mesure que les nouveaux lecteurs vont apparaître, peut-être deviendra-t-il habituel que les lecteurs aient cette tolérance, c’est probable, mais il est trop tôt pour l’affirmer.
Autre petit problème, il n’existe pas aujourd’hui de BD-RE vierges imprimables. La surface du disque est déjà imprimée aux couleurs de la marque. Alors, collons une étiquette, direz-vous. Surtout pas ! Une étiquette peut déséquilibrer la rotation du disque, entraînant des sautes d’images lors de la lecture, et par ailleurs, le laser chauffant très fort, l’étiquette peut se décoller du disque en cours de lecture. Le lecteur est alors bloqué… ne faites pas confiance à ceux qui vous proposent de coller une étiquette sur votre DVD (que ce soit DVD video standard ou DVD haute définition).
Bref, le Blu-Ray Disc gravé fonctionnera sur un certain nombre de lecteurs, pas sur tous, et ne peut pas encore être imprimé (peut-être que dans 15 jours, les BD-RE imprimables existeront). Aujourd’hui, si par exemple pour un DVD qui doit tourner en boucle sur un salon, vous avez déjà un écran plasma et un lecteur Blu-Ray et que vous testez la compatiblité de votre DVD gravé, aucun problème, vous pouvez utiliser le Blu-Ray.
Choisir le HD-DVD
Le HD-DVD est plus limité en capacité que le Blu-Ray Disc (15Go au lieu de 25Go), et de toutes façons, les graveurs ne sont pas encore disponibles dans le commerce. Personne ou presque aujourd’hui ne peut graver un HD-DVD. Il y a en réalité quelques graveurs Toshiba dans des bundles, mais ils sont encore excessivement rares. Le problème est donc réglé, direz-vous. Non, il y a une autre solution, très intéressante, avec le HD-DVD.
Le HD-DVD, dans l’histoire de sa conception, est une évolution ascendante de la norme DVD video (alors que le Blu-Ray Disc est une approche assez différente). Ainsi, la norme HD-DVD précise que vous pouvez graver un HD-DVD sur un DVD-R standard. C’est un peu compliqué ? Essayons d’éclaircir les choses : un DVD-R est un simple support d’enregistrement, sur lequel on peut enregistrer des données. Les normes, que ce soit DVD video, Blu-Ray Disc ou HD-DVD, précisent d’une part le support obligatoire, mais surtout les caractéristiques exactes des données vidéo enregistrées sur le disque, afin d’être sûr que le disque sera lu partout de la même manière. Voilà pourquoi, si vous enregistrez simplement un film en divx sur un DVD-R, il ne sera généralement pas lu dans votre lecteur DVD de salon (sauf si votre lecteur DVD de salon sait aussi lire les Divx). De même, si vous avez un graveur Blu-Ray, et que vous gravez dessus un film en Divx HD, assurément, il sera illisible sur votre lecteur Blu-Ray de salon. Il y a bien des données vidéo dessus, mais elles ne sont pas « organisées » de sorte à respecter la norme Blu-Ray Disc.
Pour résumer, la norme HD-DVD autorise l’enregistrement sur un DVD-R standard de la structure HD-DVD. Alors, bien-sûr, un DVD-R double couche ne peut stocker que 8,5Go (ce qui est bien moins que les 15Go du HD-DVD-R), ce qui peut permettre de stocker un long métrage assez court, ou des courts métrages, des films de promotion, etc. Par ailleurs, contrairement à la norme Blu-Ray Disc, la norme HD-DVD n’impose pas qu’il y ait un système de protection sur le disque pour autoriser ou non sa lecture. La gravure de HD-DVD est donc possible dans la norme (contrairement au Blu-Ray Disc).
Vous pouvez donc aujourd’hui éditer des HD-DVD de films courts en petite série par gravure. Vos DVD seront imprimables, tout comme les DVD video standard. Vous avez juste une limite de durée du film, disons à peu près d’une heure.
Mais là aussi, un peu de prudence n’est pas superflu, car la norme HD-DVD autorise que les structures de données HD-DVD enregistrées sur des DVD standards puissent être lues, mais encore faut-il que les fabricants de lecteurs HD-DVD respectent bien la norme. Cela semble être le cas.
Conclusion
En guise de conclusion très provisoire, car de nouveaux lecteurs et graveurs de DVD haute définition apparaissent tous les jours, si vous souhaitez faire une édition limitée, dirigez-vous plutôt vers le choix du HD-DVD, vous aurez une fiabilité presque certaine de lecture, par contre, le film ne peut pas être trop long encore aujourd’hui. Le choix du Blu-Ray est à réserver pour le moment à la lecture sur un équipement que vous avez pu préalablement tester, car le Blu-Ray Disc gravé ne passera pas sur tous les lecteurs.
Sachez bien, nous en parlerons dans un prochain article sur le sujet de l’encodage, que la qualité d’image de votre film n’a rien à voir avec le choix du support. Il est faux de dire « le Blu-Ray a une meilleure qualité d’image que le HD-DVD » par exemple. Les deux normes acceptent les mêmes caractéristiques vidéo, il n’y en a pas une qui est supérieure à l’autre, c’est exactement la même chose à ce niveau là (à quelques subtiles nuances près). La qualité de l’image de votre film, que ce soit sur HD-DVD ou sur Blu-Ray Disc, dépendra de votre source évidemment, et de la compétence de l’ingénieur qui en fera l’encodage, pas du support Blu-Ray ou HD-DVD.
Je conviens du fait que tout cela vous semble peut-être encore un peu confus. C’est tout à fait normal ! Tout est confus encore aujourd’hui, car les choses se mettent en place techniquement, et ce assez lentement en fait. Si vous souhaitez une analyse précise de votre projet, contactez-nous par email : quidam quidam.fr. Donnez un titre explicite à votre email, contenant de préférence les mots « Blu-Ray » ou « HD-DVD », afin que votre email ne parte pas dans les spam !
Pourquoi faut-il s’organiser autrement pour la réalisation de DVD Haute Définition ?
Les résolutions de l’image
Le débit de données de la haute définition n’est pas du tout le même qu’en définition standard. En effet, une image « Full HD » a une résolution de 1920x1080 pixels, alors qu’une image « SD » (vidéo standard, utilisée dans les DVD) a une résolution de 720x576 pixels. L’image HD est donc 5 fois plus grande que l’image SD, ce qui signifie une « taille » 5 fois plus importante sur le disque dur.
L’encombrement disque dur
Les disques durs actuels, qui nous paraissent si grands, qui nous permettent de faire l’authoring de plusieurs DVD à la fois, lorsqu’on passe à la haute définition deviennent tout à coup très petits. On « consomme » énormément plus de de capacité disque qu’avec le DVD standard. Ainsi, il est très difficile, techniquement parlant avec les disques de capacité actuelle, de faire plusieurs authoring de DVD Haute Définition en même temps. Ce n’est pas impossible, bien-sûr, mais c’est beaucoup moins souple qu’avec les DVD standard. Donc, on est forcés de circonscrire plus précisément un planning pour la réalisation de DVD Haute Définition, ce qui apporte une contrainte qu’on n’avait plus du tout avec les DVD standard.
Les durées d’encodage, la vérification des masters
L’encodage des films, c’est à dire leur transformation en fichiers lisibles par le futur DVD se fait avec de nouveaux codecs. On peut encore utiliser le « vieux » MPEG2, mais on a une bien meilleure qualité avec les codecs VC1 et AVC. Par contre, les durées d’encodage sont très longues. Déjà, pour un DVD standard, un très bon encodage 9 passes prend, avec une machine puissante, entre 5 et 10 fois la durée du film. Pour la haute définition, une seule passe d’encodage de qualité peut prendre jusqu’à plus de 50 fois la durée du film, en fonction de l’encodeur utilisé. L’encodage des films est donc beaucoup, beaucoup, beaucoup plus long qu’avec un DVD standard. Souvent, avec le DVD standard, on est amené à refaire un encodage, parce qu’on se rend compte, sur le DVD test, qu’il y a une petite erreur de montage dans le film lui-même, où qu’on veut faire un petit changement au générique, parce que le distributeur a changé, etc. Avec la haute définition, il n’est pas du tout aussi simple de recommencer l’encodage, et cela peut occasionner de gros retards. Ainsi, en haute définition, il faut valider les masters de façon définitive avant l’encodage, on a nettement moins de souplesse qu’avec le DVD standard.
Les durées de gravure
Graver un DVD test d’un DVD haute définition peut prendre, en fonction de la capacité du disque, entre deux et trois heures, là où la gravure d’un DVD test en définition standard prend maintenant 5 minutes. En DVD standard, on grave des DVD tests successifs, on est habitué à un travail de vérifications successives sur des DVD tests produits au fil du travail. Cela n’est plus si simple en haute définition, il faut se déplacer pour valider le contenu, vraiment, avant de graver un DVD test.
L’évolution de la norme
Les DVD haute définition sont une nouvelle norme, non en fait deux nouvelles normes (Blu-Ray Disc et HD DVD), mais non en fait quatre nouvelles normes, car le Blu-Ray Disc et le HD DVD ont chacun deux façons possibles d’être conçus :
HD DVD Standard Content
HD DVD Advanced Content
Blu-Ray HDMV
Blu-Ray Java
Les DVD haute définition sont assez proches de programmes informatiques, surtout dans le choix des normes les plus évoluées, et impliquent donc des durées de codage informatique, de débogage de code, qui peuvent être nettement plus importants que les DVD standard, en fonction de ce qu’on demande au DVD.
Les incompatiblités des lecteurs
Les lecteurs de DVD Haute Définition n’en sont qu’à leurs début pour le moment, et aucun aujourd’hui ne respecte pleinement les prérequis de la norme établie. Déjà, avec les DVD standard, il fallait se méfier des lecteurs : dans la conception d’un DVD, il fallait d’une part faire en sorte qu’il respecte la norme et d’autre part anticiper les défauts de lecture inhérents aux lecteurs, qui eux-mêmes ne respectent pas forcément bien la norme. C’est pourquoi, dans le monde du DVD standard, il existe des prestataires, équipés de plus de 200 lecteurs différents, qui font des rapports et des recommandations sur la bonne compatibilité des DVD. C’est particulièrement important. Prenons l’exemple du DVD du « Roi Lion », sorti en 2001, qui respectait la norme DVD video mais qui ne passait simplement pas sur 40 modèles de lecteurs de salon. Disney a dû reprendre tous les DVD vendus, refaire l’authoring en prenant en compte les défauts des lecteurs. Cela avait coûté particulièrement cher. Mais depuis, grâce à l’expérience acquise, il est plus aisé de faire des DVD vraiment compatibles. Des tests sur une quinzaine de lecteurs représentatifs suffisent largement.
Avec les DVD haute définition, on aurait pu attendre quelque chose de mieux… eh bien non, c’est pire. Les lecteurs sont extrêmement peu respectueux, pour le moment, de la norme. Ainsi, il est impératif de procéder à des tests de compatibilité avec TOUS les lecteurs existants. Cette étape, dont on se passe souvent avec le DVD standard, pour des résultats généralement satisfaisants, devient un passage obligé avec le DVD haute définition.
Par exemple, un lecteur mixte HD DVD et Blu-Ray Disc, sorti mi 2007, lit les Blu-Ray Disc de façon normale, mais ne lit pas les menus des HD DVD. On passe directement d’un film à l’autre, dans l’ordre dans lequel ils sont physiquement sur le disque. Malheureusement, ce lecteur existe, et il faut le prendre en compte, faire en sorte que même avec ce type de « navigation » le spectateur ne soit pas perdu, il faut faire en sorte qu’il soit possible de changer la piste son et la piste de sous-titres en cours de route.
Les systèmes de protection
Les systèmes de protection des DVD haute définition sont nettement plus complexes, dans le but d’être plus efficaces, que sur les DVD standard. Ils sont aussi plus complexes à mettre en oeuvre, même si c’est au niveau du presseur. Et le système de protection, qu’on n’est pas obligé d’utiliser avec le DVD standard, est obligatoire avec le Blu-Ray Disc par exemple.
Une nouvelle organisation
Pour mener un projet de DVD haute définition, il faut mettre en place une nouvelle organisation, des nouveaux plannings de travail, car les spécificités et les complexités, pour le moment, de ces nouveaux supports, sont nombreuses.
Pourquoi deux normes de DVD Haute Définition ?
(note de mise à jour : depuis début 2008, il n’y a plus qu’une seule norme de DVD haute définition : le Blu-ray Disc. Le HD-DVD a dû laisser la place. Nous laissons cet article en ligne pour information historique)
Le succès du DVD standard
L’une des raisons qui a fait le succès du DVD est le fait qu’il n’y avait qu’une seule norme, acceptée par tous les constructeurs et tous les distributeurs de contenus. Ainsi, le consommateur n’avait aucune autre question à se poser qu’acheter un lecteur DVD et un DVD.
VHS vs. Betamax vs. V2000
Lors du lancement de la « vidéo de salon » à la fin des années 70, il y a eu plusieurs normes concurrentes, le Betamax (Sony), le VHS (JVC) et le V2000. Le VHS était la norme de moins bonne qualité, mais c’est elle qui s’est imposée. Et les consommateurs qui avaient acheté des magnétoscopes Betamax ou V2000 en sont restés pour leurs frais…
HD DVD vs. Blu-Ray Disc
Cela peut sembler absurde qu’à nouveau il y ait cette bête concurrence entre deux formats de DVD Haute Définition. Et en effet, ça l’est. Les industriels ont essayé de s’entendre afin de proposer une unique norme, mais n’ont pas réussi. Les enjeux financiers sont énormes : il y a des royalties reversées aux inventeurs à chaque lecteur fabriqué, ainsi qu’à chaque DVD pressé !
Sony vs. Toshiba
Pour simplifier, Sony est l’inventeur du Blu-Ray Disc, et Toshiba est l’inventeur du HD DVD. Il y a aussi, entre les deux « camps », des divergences de point de vue en termes techniques : le HD DVD est assez simple à fabriquer, il reprend les chaînes de fabrication existantes des DVD standard, mais ne permet de stocker que 15Go par couche (contre 5Go sur les DVD standard). Le Blu-Ray Disc permet de stocker 25Go par couche, mais implique des équipement complètement nouveaux chez les duplicateurs. On peut dire que le Blu-Ray Disc est plus innovant, plus tourné vers l’avenir. Mais ça ne lui garantira pas le succès.
Les lecteurs de salon
Il commence à y avoir des lecteurs de salon capables de lire les deux formats de DVD Haute Définition.
Quel format choisir ?
Les deux formats permettent la même qualité d’image et de son, mais le Blu-Ray Disc permet d’enregistrer plus de données. Donc, les films, s’ils sont longs, peuvent être moins compressé, donc théoriquement de meilleure qualité. Je dis théoriquement, car ce qui fait la qualité d’image de l’encodage d’un film n’est pas seulement la place qu’il prend sur le disque, c’est avant tout la qualité du processus d’encodage lui-même. Aujourd’hui, il est moins onéreux de produire et de dupliquer un HD DVD qu’un Blu-Ray Disc.
Encodage Haute Définition
Notre exigence et notre expertise dans l’encodage vidéo pour le DVD standard est désormais transposée à l’encodage Haute Définition.
Vous cherchez la meilleure qualité d’image en Haute Définition, une écoute aux particularités de votre projet, notamment en ce qui concerne la relation entre exigence de qualité technique et budget, vous pouvez nous demander conseil : quidam quidam.fr / 01 48 86 16 10.
Comment bien préparer l’édition d’un DVD haute définition ?
Cet article intéressera les éditeurs vidéo.
La réalisation (authoring) de DVD haute définition pose un problème nouveau, par rapport au DVD standard : il faut choisir, aujourd’hui, entre le format Blu-ray et le format HD-DVD, qui sont tous deux incompatibles.
Le prix de l’authoring et de l’encodage est, encore aujourd’hui, nettement plus élevé pour un DVD haute définition que pour un DVD standard, du fait principalement du coût des investissements. Une station complète de réalisation de DVD haute définition coûte 5 fois plus cher qu’une station complète de réalisation de DVD standard au début du DVD (1998). Et 50 fois plus cher qu’une station de réalisation de DVD aujourd’hui.
Vu le prix très élevé de l’authoring, qu’il faut multiplier par deux si on veut sortir un DVD haute définition dans les deux formats, cela prête à réfléchir.
Un devis standard pour un DVD standard parfait techniquement à éditer dans le commerce, en fonction de la complexité, varie, chez Quidam production par exemple, en moyenne entre 1 500€ et 4 500€. Pour faire exactement la même chose en HD-DVD ou en Blu-ray, un devis standard pour un DVD haute définition parfait, va se situer dans une fourchette entre 7 500€ et 25 000€.
Le HD-DVD permet, éventuellement, des coûts de fabrication un peu plus abordables que le Blu-ray, pour des projets à l’interactivité peu évoluée.
Aujourd’hui, il n’y a aucun équipement des ménages, et il va falloir le temps que les gens soient équipés (les experts estiment à 3 ans, donc horizon 2009, le délai d’équipement des ménages). Les éditeurs doivent anticiper. Mais, c’est un peu la quadrature du cercle : il faut produire des DVD haute définition afin qu’il y ait une offre, mais il n’y a pas encore de marché, les coûts de fabrication sont nettement plus élevés que pour les DVD standard, et les DVD haute définition ne pourront pas se vendre beaucoup plus cher que les DVD standard.
Il faut savoir qu’avec un écran haute définition et un bon lecteur de DVD standard (équipé d’un bon circuit d’upsampling - agrandissement de l’image en temps réel de standard à haute définition), un DVD standard « sort » quasiment aussi bien qu’un DVD haute définition. Et ce d’autant plus que, parmi les écrans HD achetés par les gens dans le commerce, l’immense majorité est « HD ready », et non pas « Full HD ». C’est à dire que ces écrans acceptent de recevoir des images HD, mais ne les affichent pas à leur résolution complète. Donc, pour la majorité des gens, un DVD haute définition ne leur donnera que la moitié de sa qualité du fait des limitations de leur écran. Bref, la différence, sur l’écran du salon du plus grand nombre, entre un DVD haute définition et un DVD standard, ne sera pas forcément flagrante…
Je ne veux pas dire que la haute définition n’a pas d’interêt et ne va pas marcher. Mais cela risque de prendre un peu de temps.
Notre studio d’authoring, Quidam production, est capable de produire dès à présent des HD-DVD. Pas encore des Blu-ray. Pour demander un devis : quidam quidam.fr
Comparaison Blu-ray et HD-DVD
Il commence à y avoir des tests comparatifs entre HD-DVD et Blu-ray, notamment :
Comparaison du film « Training Day », qui a été édité dans les deux formats. Le HD-DVD a une meilleure qualité que le Blu-ray et une meilleure souplesse de navigation. Mais c’est peut-être dû au lecteur (article en anglais).
Article moins détaillé sur le même sujet (en français).
Les caractéristiques des DVD Blu-ray Disc
Quelles sont les caractéristiques techniques précises des Blu-ray Disc ?
Les lecteurs Blu-ray Disc seront en vente en France de façon large à partir de début 2007. A l’attention des éditeurs et des professionnels, voici des informations précises sur les caractéristiques techniques et les possibilités des Blu-ray Disc, afin de vous aider à concevoir vos futurs DVD.
La satisfaction de l’utilisateur
Pour entraîner la satisfaction de l’utilisateur, il convient de proposer des Blu-ray Disc qui apportent, outre le gain de qualité d’image, de nouvelles possibilités en termes d’ergonomie, d’interactivité. De même qu’avec le DVD video standard les bonus, possibilité technique offerte, sont devenus la règle, avec le Blu-ray, il y a de nouvelles règles à inventer. C’est aux éditeurs, aux créateurs, de les inventer, de les proposer. A contrario, la possibilité de multi-angles du DVD video standard n’a jamais « pris », n’a jamais été exploitée, ni appréciée par les spectateurs.
Expertise technique de Quidam production
Vous trouverez ici les caractéristiques techniques générales des Blu-ray Disc, qui vous permettront déjà de concevoir vos projets en phase avec les possibilités réelles. Pour une analyse plus détaillée et pour des devis, contactez-nous : quidam quidam.fr.
La gain de qualité d’image
Le gain en qualité d’image sera notable sur un très grand écran, mais ne sera, à l’évidence, pas le seul facteur de déclenchement d’achat d’un Blu-ray Disc par rapport à un DVD standard.
Le Blu-ray est centré sur le format d’image 16/9è, alors que le DVD est mixte 4/3 et 16/9è.
Le Blu-ray Disc est capable de prendre en charge ces trois formats d’image :
1920 x 1080 HD (50i, 60i and 24p)
1280 x 720 HD (50p, 60p and 24p)
720 x 576/480 SD (50i or 60i)
(pour info, le DVD est à la résolution 720x576).
Le gain en qualité sonore
Le format d’origine du son est le DTS. Le Dolby digital et le PCM sont également possibles. Au lieu des 6 pistes du DVD, le son est d’office en 8 pistes (7.1), soit 7 pistes et une piste de basses. La fréquence d’échantillonage du son va, d’origine, jusqu’à 96khz 16 bits (le DVD est à 48khz 16bits), et pourrait, dans un deuxième temps, atteindre 192khz. Ce qui, en termes simples, signifie une qualité de son incomparable, nettement supérieure au DVD actuel ainsi qu’au CD audio. Mais encore faut-il l’installation audio qui permette d’entendre la différence.
Je ne suis pas persuadé que le gain de qualité sonore sera en soi un argument d’achat d’un Blu-ray Disc, car la différence ne sera pas audible sur une chaîne sonore standard.
Caractéristiques concrètes du disque Blu-ray
Un disque Blu-ray fait 12cm de large, comme un CD ou un DVD. Il contient jusqu’à 50Go de données (contre 9Go maxi pour un DVD). Il n’est pas dans une cartouche, il est « nu », comme un DVD standard.
Caractéristiques concrètes d’un lecteur Blu-ray
Un lecteur Blu-ray délivre un signal vidéo haute définition, via une prise spéciale, « HDMI », dont doit être équipé le téléviseur. Il délivre 8 canaux audio distincts (contre 6 pour le DVD standard). Attention, les téléviseurs estampillés « HD-ready » ne sont pas forcément des « vrais » téléviseurs haute définition, ils sont simplement équipés d’une prise HDMI. C’est pour cette raison que, sur bien des téléviseurs, la différence entre un Blu-ray et un DVD standard ne sera pas forcément très flagrante.
Compatibilité ascendante : les lecteurs Blu-ray Disc seront compatibles avec les DVD video standard.
Important : les deux modes du Blu-ray Disc
Il y a deux modes possibles pour réaliser l’authoring d’un Blu-ray Disc : le mode « HDMV », et le mode « BD-J ».
Le mode « HDMV »
Le mode « HDMV » est en filiation directe de la conception actuelle d’un DVD video. La façon de concevoir l’authoring est très proche, la chaîne de production et d’expertise aussi. Pour l’utilisateur, ça ressemble à un DVD video standard (avec une meilleure qualité d’image, bien-sûr), mais avec plus de souplesse dans l’utilisation.
Le grand principe qui est nouveau dans le Blu-ray Disc par rapport au DVD standard est que les menus sont maintenant accessibles sans rompre la lecture du film. Avec le DVD standard, pour accéder à un menu, on doit sortir du film. Avec un Blu-ray Disc, pendant la lecture du film, on peut à tout moment afficher le menu par dessus et faire ses choix.
Les détails du mode « HDMV » :
Les couches graphiques peuvent apparaître en scroll, fondus, etc. Ce qui veut dire que, pendant le film, si on appelle le menu, il vient de façon « douce » s’insérer par dessus le film, et il peut repartir de la même façon.
Les boutons (ou subpictures) : ils ont maintenant 256 couleurs possibles, contre 4 pour les DVD standard. Les boutons peuvent aussi être sonorisés, avec des sons personnalisés.
Multipages par dessus la vidéo : la navigation dans de multiples pages de menus peut se faire sans interrompre la lecture de la vidéo, en transparence sur la vidéo.
Diaporamas : les diaporamas peuvent aussi être « navigués » sans rompre le flux audio.
Sous-titres : les sous-titres ne sont plus multiplexés avec les images vidéo, ils sont maintenant indépendants. Donc, il n’y a plus de limite en terme de nombre de sous-titres, ce qui va permettre d’offrir à l’utilisateur par exemple des choix de polices de caractères, de tailles, etc.
Le mode « BD-J »
Le mode « BD-J » offre des possibilités complètement nouvelles au Blu-ray Disc, qui peuvent apporter à l’utilisateur des expériences radicalement différentes et variées. Mais, en termes de conception du DVD, de sa structure et de son interactivité, en termes de méthodes de travail et de compétences, cela change aussi totalement les choses.
Les détails du mode « BD-J » :
Langage de programmation : le mode « BD-J » est basé sur Java 2 Micro Edition, qui est un langage de programmation spécialement conçu pour être embarqué dans les matériels électroniques grand public.
Liberté de conception : dans ce mode, l’auteur du DVD a totale liberté quant à la conception du système de navigation du DVD. Il peut afficher la vidéo dans la taille qu’il veut, la redimensionner, concevoir une interactivité propre. Bref, tout est programmable à loisir. Les possiblités du mode « HDMV » sont bien-sûr toutes accessibles.
Un exemple : on peut imaginer, par exemple, au moment de l’appel du menu pendant la lecture du film, le film qui se redimensionne, qui reste en lecture dans une petite fenêtre, pendant que l’utilisateur navigue dans le menu, puis, en sortie, le film qui s’agrandit et revient en plein écran (cet exemple est anecdotique, mais illustre la souplesse des possibilités).
Enregistrement local : certains lecteurs Blu-ray seront équipés avec des disques durs internes, et un DVD conçu en mode « BD-J » pourra y enregistrer des choses (vidéos, montages, mixages personnalisés, etc.).
Connection internet : un DVD conçu en mode « BD-J » pourra être pleinement interfacé dans une connexion internet, pour télécharger images, vidéos, pour interagir. Cela pourra amener une conception complètement nouvelle du bonus, par exemple, qui pourra être mis à jour dynamiquement, être lié à l’actualité, etc.
Potentialités pour l’utilisateur et nouveaux marchés
On voit bien, avec ces nouvelles ouvertures techniques, que les futurs DVD pourront « s’interfacer » de façon différente dans la pratique des utilisateurs, et ouvrir de nouveaux marchés potentiels, notamment par rapport au fait que les Blu-ray Disc pourront interagir via internet.
Incidences concrètes dans le travail des éditeurs vidéo
Il est possible de créer des Blu-ray Disc assez similaires aux DVD standards, avec l’apport d’une meilleure qualité d’image et de son ainsi qu’une navigation plus agréable. Pour cela, les méthodes de travail vont assez peu changer. Mais est-ce suffisant pour convaincre les gens d’acheter ces nouveaux DVD ?
Les possiblités d’interactivité beaucoup plus vastes offertes par le mode « BD-J » sauront-elles aussi convaincre les utilisateurs ? Si on va dans ce sens, le métier d’éditeur change en lui-même, car ce n’est plus seulement un objet à fabriquer, c’est un nouvel espace à ouvrir à l’utilisateur. Y a-t-il un coche à ne pas manquer ? Ou alors le Blu-ray Disc est-il tellement proche d’internet lui-même qu’il n’aura plus de sens en soi face à un service de vidéo en ligne ?
Des questions à se poser avant d’aller tête baissée dans la conversion de son catalogue de films en Blu-ray. En tous cas, le Blu-ray est l’un des acteurs d’une mutation des usages liés à la consommation de vidéo. Il n’en est sans doute pas la réponse universelle. Il faudra qu’il trouve sa place spécifique, à mon avis au-delà du simple gain de qualité d’image et de son.
Le Blu-ray Disc doit être pensé par les éditeurs non pas en lui-même mais dans un ensemble de nouvelles pratiques du métier d’édition.
Les disques mixtes
Il est prévu, même si ce n’est pas encore concrètement opérationnel, de pouvoir faire des DVD mixtes multicouches Blu-ray et DVD standard. Concrètement, sur la même face, il y aurait un Blu-ray Disc et un autre DVD standard.
Qui fait le Blu-ray ?
Le Blu-ray a été conçu et est supporté par la « Blu-ray Disc Association » (www.blu-raydisc.com). C’est un consortium industriel qui réunit 170 membres, dont Apple, Dell, HP, Panasonic, Pioneer, Samsung, Philips, Sharp, TDK, Thomson, Walt Disney, Fox, Warner Bros…
Prix d’authoring et de duplication
Les prix de duplication des Blu-ray Disc seront sensiblement les mêmes que les prix de duplication des DVD, avec un petit surcoût au début.
Les prix d’authoring des Blu-ray Disc seront les premières années nettement supérieurs aux prix d’authoring actuels des DVD standards. Ils seront comparables aux prix d’authoring du DVD à ses débuts. Les investissements matériels sont lourds. Cela dit par rapport à un Blu-ray Disc à peu près similaire à un DVD standard. Si l’authoring prend en compte une grande interactivité rendue possible par le mode « BD-J », les prix d’authoring seront à rapprocher des prix de conception de jeux vidéos ou d’applications interactives.
Systèmes anti-piratage
Le Blu-ray est doté d’un système anti-piratage sophistiqué, comme le DVD à ses débuts… Je ne pense pas que la problématique du piratage soit directement liée à des enjeux techniques de protection. Il y a une réflexion à mener sur la valeur symbolique de l’objet, de son circuit de distribution, afin de redonner sa valeur à l’acte d’achat.
Blu-ray ou HD-DVD ?
Le HD-DVD offre une qualité d’image équivalente au Blu-ray et des possiblités d’interactivité à peu près similaires. Les disques HD-DVD ont une moins grande capacité que les disques Blu-ray (30Go contre 50Go, pour info un DVD standard contient 9Go). Et il est soutenu par moins d’industriels, mais pas des moindres (Microsoft, Toshiba, Intel, Sanyo, Nec, Paramount, Warner, Universal…).
On voit que certains studios sont sur les deux « tableaux », et proposeront leurs films dans les deux supports.
Il est à espérer, et c’est en projet, que les lecteurs de DVD haute définition seront rapidement compatibles avec les deux formats, Blu-ray et HD-DVD.
Expertise de Quidam production
Nous vous proposons des prestations de conseil, de conception et de réalisation de vos projets DVD (DVD standard, HD-DVD, Blu-ray, VOD).
Contact :
quidam quidam.fr.
01 48 86 16 10.
Liens
Site officiel de la Blu-ray disc association.
Site non officiel du Blu-ray.
Editer un DVD haute définition à partir d’un DVD existant
La mutation vers la haute définition
Nous sommes mi-2006, et bientôt les lecteurs de DVD haute définition seront en vente partout. Ils seront chers dans un premier temps, et deux normes s’affrontent : DVD HD et Blu-ray. Ces deux systèmes de DVD haute définition sont incompatibles entre eux. Il faudra sans doute que l’un des deux l’emporte, ou qu’un constructeur réussisse à fabriquer un lecteur universel.
Une chose est sûre, les ventes d’écrans haute définition sont en forte progression, la télévision commence à diffuser en haute définition. La haute définition va s’imposer peu à peu, il est impossible de dire à quelle vitesse. Donc, les catalogues des éditeurs vidéo vont devoir, petit à petit, « migrer » en haute définition.
Des solutions pour les éditeurs vidéo
Quidam production vous propose une expertise à ce sujet, pour fabriquer vos DVD haute définition, et aussi pour analyser, de façon globale, un catalogue et les meilleures solutions, en termes techniques et économiques, pour faire une bonne migration.
Se poser les bonnes questions
Voici quelques questions, un peu en vrac, qui vous permettrons déjà d’envisager le « paysage » de cette migration vers la haute définition :
Votre DVD existe-t-il déjà en format standard ou partez-vous d’un film pas encore édité ?
Avez-vous les sources sur un autre support que le DVD ? Sans doute. Si oui, lequel, ou lesquels ?
Dans quel format et sur quels supports le son est-il mixé ?
Quel est le format de vos vidéos ? 4/3 ? 16/9 ?
Quelle est la durée des éléments vidéo ?
Quelle est l’interactivité du DVD ? Combien de menus ? Comportements des menus ?
Quel type de DVD haute définition souhaitez-vous réaliser ? Blu-ray ? HD-DVD ? Les deux ?
Si vous ne pouvez pas répondre à tout, ce n’est pas grave, ce sont des premières pistes, travaillez sur ce qui est clair pour vous.
Si les sources de votre DVD sont des films de cinéma, il y a deux directions possibles pour faire passer un DVD standard vers haute définition :
La meilleure qualitativement : refaire le télécinéma du/des films en HD. Compresser ces sources.
Partir du master existant SD, et faire un upsampling de l’image.
Si les sources du DVD sont vidéo, la seule solution est l’upsampling.
Il faut savoir que l’upsampling a fait d’énormes progrès, et à partir d’une source SD, une fois agrandie en HD, pour un oeil peu expérimenté, et même pour un oeil expérimenté, on a l’impression que c’est du HD natif.
Demander conseil
N’hésitez pas, pour concrétiser vos prévisionnels, à nous contacter pour avancer sur vos projets : Benoît Labourdette : benoit.labourdette quidam.fr / 01 48 86 16 10 / 06 80 03 19 83.
Réalisation de Blu-ray Discs : encodage, authoring, mastering et duplication
La réalisation de Blu-ray Discs est opérationnelle depuis 2006 chez Quidam production. Edition, promotion, diffusion sur grands écrans… le Blu-ray Discs permet des qualités d’image époustouflantes.
Contactez-nous pour un devis : quidam quidam.fr
Les caractéristiques des DVD Blu-ray Disc
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