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iOscars - Les films réalisés avec iphone 4


Une agence de communication, BBH, a lancé au début de l’été 2010 un site consacré aux films tournés et montés avec l’iphone 4, The iOscars. Le lancement du site a été officiellement annoncé le 21 juillet 2010 sur le blog officiel BBH Labs.

L’iphone 4, caméra et table de montage

En effet, l’iphone 4 est doté d’une caméra vidéo d’assez bonne facture, et on peut acheter le logiciel de montage "imovie", spécialement adapté pour iphone. Dès la fin de l’année 2004, des téléphones portables dotés de caméras vidéo étaient aussi équipés de petits logiciels de montage. Mais, les limites de ces logiciels étaient grandes, l’ergonomie déplorable et la qualité d’image et de son approximatives. Bref, ce n’était pas du tout pratique pour faire du montage. Pour la première fois, avec imovie sur iphone 4, on dispose d’un logiciel de montage sur téléphone portable, assez basique mais permettant d’aller au bout de la post-production d’un petit film.

Un site exclusivement dédié aux films d’iphone 4

Sur le site, il est indiqué que ce sont des fans d’iphone 4 qui en sont les auteurs, mais on ne sait pas qui c’est ! En réalité, c’est l’agence de communication BBH. Pourquoi une agence de communication s’investit-elle, sans relation financière avec Apple, dans un tel type de projet ? Cela lui permet de se situer sur le créneau de la créativité avec les outils mobiles, qui est particulièrement stratégique. En effet, si un "buzz" important s’opère à partir du site The iOscars, ils font la preuve de la pertinence de la contribution des utilisateurs dans une stratégie marketing centrée sur un produit unique, en l’occurence l’iphone 4.

Dédier un site aux films tournés avec un modèle de téléphone (ou d’appareil photo ou camescope) n’est pas nouveau. Ce qui est nouveau là est que la contrainte consiste en ce que le film doit être entièrement réalisé avec l’iphone 4, c’est à dire tourné, monté, sonorisé, mixé. Tout est fait en mobilité. Nous avions, dans le cadre du Festival Pocket Films, tenté ce type d’expérience en 2006 avec SFR, mais cela n’avait pas été probant, du fait des interfaces de l’époque, nettement moins ergonomiques que celle de l’iphone (les écrans des téléphones étaient aussi beaucoup plus petits à l’époque).

Ce qui m’intéresse le plus est cette contrainte là, qui, peut-être, pourra inviter à un certain type de démarches de regard sur le réel. J’avais, en 2005, tourné et monté un film entièrement en mobilité, dans un même "geste" : le tournage et le montage avaient été entièrement faits dans une rame de métro, qui faisait des allers-retours, avec un téléphone portable et un ordinateur portable. Il s’agit du film Dream.

Pas si facile

L’expérience qui est la mienne de la direction artistique du Festival Pocket Films ainsi que du Festival Caméras Mobiles, et l’enseignement à la réalisation avec caméras de poche que je pratique à l’ESAV de Toulouse, au Fresnoy Studio National ainsi que dans de nombreuses formations professionnelles, m’ont montré qu’il était possible de produire de très beaux films avec ces outils, mais qu’il fallait en encadrer la pratique.

Suivons de près The iOscars. C’est un projet de marketing pur, mais est-ce que des utilisateurs vont s’en emparer pour des projets artistiques, ou même politiques ? J’en doute un peu, mais sait-on jamais !

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Le 12 septembre 2010 par Benoît Labourdette.
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"Un jour dans la vie" (Life in a day) : un film participatif produit par Ridely Scott


Le 24 juillet 2010, le réalisateur Kevin Macdonald, et son producteur Ridley Scott, proposent à qui le souhaite de tourner quelque chose sur sa propre vie, et de l’envoyer via Youtube pour participer au film "Un jour dans la vie" (Life in a day), qui sera exclusivement constitué par les vidéos tournées et envoyées par les gens.

Ce sera donc un film participatif, un documentaire "instantané" sur le 24 juillet 2010. La première du film est au Festival de Sundance en janvier 2011.

La participation a lieu sur youtube : www.youtube.com/lifeinaday.

La page d’accueil contient une vidéo de Kevin Macdonald, qui donne quelques conseils sur la façon de tourner, et les sujets choisis. Pour résumer :

- Qu’est-ce que vous aimez ?

- De quoi avez vous peur ?

- Qu’est-ce qui vous fait rire ?

- Qu’y a-t-il dans votre poche ?

Sa demande est que les gens travaillent sur l’émotion.

Pourquoi un tel projet ?

Aujourd’hui, les vidéos amateur de youtube (et autres sites de vidéo communautaires) sont tout autant regardées, et appréciées, que les films et émissions de télévision professionnels. En effet, ces vidéos amateurs, autrefois méprisées par rapport à leur piètre "qualité" (technique notamment) face aux films professionnels, ont aujourd’hui un gage "d’authenticité" que n’ont pas les productions professionnelles. Cette "authenticité" suscite le désir de partage de la part des internautes. Dans la mesure où il y a toujours de la publicité à côté d’une vidéo dans youtube, plus les gens produiront de vidéos et se les partageront, et plus le chiffre d’affaire de youtube grandira...

Ces modèles économiques, qui se développent depuis 2005, s’appuient sur les nouveaux usages des internautes. Cela fonctionne fortement en termes de partage. Par contre, autant les gens postent spontanément leurs vidéos, autant la "commande participative" est assez difficile à mettre en place. Par exemple, en 2008, la chaîne Arte avait proposé, sur son site internet, le projet Twenty show : il s’agissait, pour des jeunes de 20 ans, de raconter leur vie devant leur webcam. Un documentaire a été monté à partir de ces vidéos amateurs. Pour "lancer la machine", arte a fait appel à des acteurs, qui ont produit des vidéos de lancement. Au final, il y a eu... 12 contributions, en tout et pour tout ! Ils auraient imaginé cent fois plus... Mais c’était un beau projet, malgré tout, et le documentaire résultant est assez juste sur la jeunesse d’aujourd’hui.

Pour mémoire, le film de Brian de Palma "Redacted" (2007), une fiction sur la guerre d’Irak, est exclusivement constitué de vidéos amateurs. A aucun moment, la caméra n’est "professionnelle". On assiste à toute l’histoire via des vidéos postées sur youtube, des images de caméras de surveillance et des films amateurs. Sauf que tout est mis en scène, tourné, comme si c’était des images amateurs, par Brian de Palma. "Life in a day" propose donc d’aller plus loin que "Redacted". Et puis, "Life in a day" étant sponsorisé par la marque LG (initiales de "Life’s Good", soit "la vie est belle"), le message devrait être positif !

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Consignes de tournage Infos sur l'équipe Conseils de tournage
Le 14 juillet 2010 par Benoît Labourdette.
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"Sotchi 255" de Jean-Claude Taki reçoit le Prix Georges de Beauregard National au FID Marseille 2010


"Sotchi 255" (2010, 115 minutes) est un long métrage documentaire réalisé par Jean-Claude Taki. Ce film est tourné avec des téléphones portables, en Russie et en France. Il a la forme d’une enquête, et cet objet qu’on a dans la poche partout avec soi, cet objet de l’intime, est le seul qui a rendu possible cette démarche d’exploration intime.

Jean-Claude Taki est cinéaste, musicien, ingénieur du son, romancier... En 2005, je lui ai proposé de participer à l’aventure "Pocket Films" au Forum des images, en lui prêtant un téléphone portable - caméra avec cette consigne : "Fais ce que tu veux".

La rencontre avec cet objet fut pour lui un tournant important. Depuis lors, il n’a plus utilisé que cette "non caméra" comme caméra, le cinéma devenant en quelque sorte l’un de ses espaces d’écriture. En 2005, son film "L’homme qui aimait les fleurs" a reçu le Prix du public du Festival Pocket Films. En 2006, "Le cahier froid" a reçu le Grand Prix du Jury du Festival Pocket Films (alors présidé par Claude Miller). Il a aussi tourné "La martienne" en 2005, ainsi que "Si tu ignores le nom des choses" pour l’Arpel Aquitaine en 2007, ou "Greek Salad" (pour les 40 ans du GREC) en 2010.

Et, finalement, en 2010, il termine "Sotchi 255", son deuxième long métrage (mais premier tourné avec téléphone portable). Le Festival Pocket Films a présenté ce film en juin 2010, ainsi qu’une rétrospective de ses courts métrages et une de ses installations. Ces projections ont eu lieu en avant première de la projection de "Sotchi 255" au Festival International du Documentaire de Marseille, en juillet 2010, où il a reçu le Prix Georges de Beauregard National.

Ces nouvelles façons de travailler permettent d’aborder de nouveaux sujets, et de toucher le public autrement, avec une grande vérité de ton.

Voici une citation très juste sur ce film (le texte de présentation de "Sotchi 255" par le Délégué Général du FID de Marseille) :

En août 2006, à Sotchi, station balnéaire en Russie, une tempête emporte une cinquantaine de personnes. Parmi elles, une belle jeune femme, Irina. Guillaume, son ancien compagnon, parti enquêter sur ses traces, disparaît sans donner de nouvelles, abandonnant quelques indices, ses dessins et son journal, dans la chambre 255 de l’hôtel Primorskaïa. À leur suite, le narrateur cinéaste se rend sur place. Le récit avance à tâtons, fabriqué de rencontres au gré de son avancée. Il emprunte son rythme aux chroniques de voyage autant qu’aux langueurs de certains films noirs, dont il n’est jamais sûr que l’intrigue soit le véritable moteur.

Histoire d’amour, d’amitié ? Portrait d’une femme, puis d’une autre ? Enquête sur un secret d’État ? Description morcelée de la Russie contemporaine ? C’est tout cela en même temps, mélangé dans ce qui s’offre avant tout comme une matière sensible, sensuelle, cinématographique. Si Jean-Claude Taki est l’auteur de plusieurs films brefs, tournés avec un téléphone portable, il s’est aventuré ici, avec le même modeste outil, sur un chantier de plus longue haleine. Bien lui en a pris, la qualité hésitante d’une telle image devient son alliée. Son flottement, son épaisseur traduisent au plus juste la mélancolie de ce voyageur, dont on n’entendra seulement que la voix en off, c’est-à-dire hors du cadre, ailleurs à jamais.

Jean-Pierre Rehm

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Séances Jean-Claude Taki Pocket Films 2010
Le 13 juillet 2010 par Benoît Labourdette.
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Conférence "Le téléphone portable est-il l’avenir du cinéma ?"

Mercredi 10 mars 2010.

Collège iconique INA - Paris


Le 10 mars 2010, invité par Serge Tisseron, j’ai fait une intervention au Collège iconique de l’INA, sur le thème "Le téléphone portable est-il l’avenir du cinéma ?".

Texte de présentation de l’intervention :

Le téléphone est dans presque toutes les poches, en permanence. Qui oublie son téléphone portable ? Notre prothèse de communication ne nous quitte désormais plus jamais. Une caméra s’est insérée dedans il y a 5 ans. Dans peu de temps, tous les téléphones auront une caméra. Une caméra qui n’en est pas une. Des cinéastes s’en sont emparés pour raconter des histoires, comme Méliès s’était emparé de la caméra Lumière en 1895 pour raconter des histoires. Pour des films spontanés, "authentiques", qui ramènent à l’ontologie première de l’image, et peut-être à une certaine essence de la représentation filmée, donc à son avenir.

Vous pouvez écouter l’intervention dans son ensemble.

En savoir plus sur le Collège iconique

En 1993 à l’Ina, une trentaine d’intellectuels, chercheurs, journalistes, professionnels des médias, se sont réunis à l’initiative de Régis Debray, Francis Denel et Marie-José Mondzain, dans le but de constituer un groupe de recherche ayant pour objectif de réfléchir sur l’image, et ce, de la façon la plus lisible, la plus ouverte et la plus diverse : le Collège iconique de l’Ina était né.

Les séances du Collège iconique sont animées par :

François Soulages, philosophe,

Serge Tisseron, psychanalyste.

Public : les séances du Collège iconique sont réservées aux chercheurs et aux professionnels de l’audiovisuel membres du collège ou invités par celui-ci.

Collège iconique INA - 10 mars 2010
Intervention de Benoît Labourdette sur le thème : "Le téléphone portable est-il l’avenir du cinéma ?"
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Les pocketCams de janvier 2010
Le 15 mai 2010 par Benoît Labourdette.
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Publication du livre "Tournez un film avec votre téléphone portable"


Les éditions Dixit m’ont demandé en 2007 d’écrire un livre très concret, un guide pratique pour le tournage de films avec téléphone portable.

Ce livre est très accessible, sans jargon compliqué.

- Il aborde tout d’abord la problématique du choix d’un téléphone : quels sont les meilleurs modèles ? Quels sont les critères de choix ?

- Puis, il donne des conseils de tournage : comment faire de belles images avec son téléphone.

- Ensuite, il donne des solutions concrètes et fonctionnelles pour pouvoir récupérer ses vidéos dans un ordinateur, les stocker, les convertir dans des formats standards, en faire le montage.

- Puis, il donne des solutions pour diffuser les films (DVD, internet, etc.).

- Et enfin, des interviews des réalisateurs lauréats du Festival Pocket Films viennent compléter la "boite à outils", sur des points de vue plus artistiques, et un dernier chapitre exposant toutes les bases du numérique permet de vraiment comprendre le pourquoi du comment, et de régler plus facilement les problèmes rencontrés.

Ce livre est paru mi-juin 2008.

Pour le commander, lien direct au site des éditions Dixit.

Livre Tournez un film avec téléphone portable {JPEG}

Communiqué de presse :

Vous avez une caméra dans la poche, en voici le mode d’emploi.

Si vous avez envie que ce petit appareil que l’on a toujours sur soi, à portée de main et de sonnerie, devienne votre caméra pour réaliser vos projets, vos fantasmes, alors vous trouverez dans ce livre la "boîte à outils" pour tirer le meilleur de votre téléphone, en tant que caméra.

A quels types de projets un téléphone peut-il servir ?

Qu’est-ce qu’il a de plus et de moins qu’une caméra, qu’est-ce qu’il a de différent et de nouveau ?

Comment faire des images de qualité ? Comment réaliser quelque chose qui tienne la route ? Comment enregistrer un bon son ? Comment faire le montage ? Comment diffuser son film ?

Et, bien sûr, cet ouvrage autopsie les meilleurs téléphones pour se lancer dans l’aventure d’un film.

La technologie de la vidéo avec téléphone est nouvelle et spécifique, elle a ses règles, ses avantages, ses inconvénients, ses trucs, ses méthodes. Que l’on soit amateur ou professionnel, que l’on ait des projets de films, de famille, de documentaire ou de fiction, les besoins d’information sont identiques.

Le téléphone est devenu "la caméra stylo" ; nous avons tous vu les images tournées avec le téléphone : Le Tsunami en 2004, les attentats du métro de Londres en 2005, les "émeutes" de la gare du Nord en 2007, ...

De nombreux films ont déjà été réalisés avec le téléphone : "Nocturnes pour le roi de Rome" de Jean-Charles FITOUSSI présenté à la semaine de la critique à Cannes en 2006, "J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un" sortie en salle en mai 2008. Les réalisations sont très nombreuses, à tel point qu’un festival POCKET FILM, se déroule tous les ans au forum des images ; il en est à sa quatrième édition et a présenté à ce jour plus de 1000 films. Que ce soit dans le domaine de la création artistique, de la vidéo familiale, ou de l’information, le téléphone portable est dorénavant incontournable.

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Livre Tournez un film avec téléphone portable
Le 22 juin 2008 par Benoît Labourdette.
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Sortie du film "J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un" de Joseph Morder


Le 7 mai 2008, pour la première fois un long métrage entièrement tourné avec un téléphone portable sort dans le circuit d’exploitation cinématographique classique.

Il s’agit de "J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un" de Joseph Morder.

Mercredi 7 mai au soir, au cinéma le Reflet Médicis à Paris, projection-rencontre avec le distributeur du film, Jean-Marc Zekri, le réalisateur Joseph Morder, sa monteuse Isabelle Rathery et moi-même, initiateur de ce projet au titre de ma responsabilité de coordinateur général du Festival Pocket Films pour le Forum des images.

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Photo du film "J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un"

Le film

C’est un vrai-faux journal filmé, tourné pendant l’élection présidentielle de 2007. Joseph Morder, avec un téléphone portable pour toute caméra, redécouvre l’étonnement de filmer, le plaisir de la rencontre de l’autre, de la représentation. Un émerveillement communicatif, et puis une rencontre fortuite, et une histoire d’amour, pudique et forte.

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Photo du film "J’aimerais partager le printemps avec quelqu’un"

L’envers du décor

Nous avons proposé à Joseph Morder, ainsi qu’à d’autres, de chercher si le téléphone-caméra, de plus en plus présent dans toutes les poches, pouvait permettre des démarches de création intéressantes. Le téléphone que nous avons prêté à Joseph Morder, un Nokia 6280, a une qualité d’image proche de celle d’une caméra vidéo classique, avec des particularités spécifiques. Mais, contrairement aux images des premiers téléphones, très pixellisées, comme on dit (ce qui, d’ailleurs, peut être très beau), le film de Joseph Morder a une image presque "normale". Son film nous raconte une histoire, ce n’est pas un film expérimental. Joseph Morder, comme quelques autres, a choisi de travailler la forme du long métrage, avec un téléphone portable ! Sans doute un nouveau genre qui s’installe.

Le 8 mai 2008 par Benoît Labourdette.
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