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« Imagine me and you »

samedi 9 septembre 2006, par Benoît Labourdette.

Film américain, ou anglais, ou allemand de Ol Parker.
Avec Piper Perabo, Lena Headey, Matthew Goode, Celia Imrie, Anthony Head, Darren Boyd, Eva Birthistle, Boo Jackson, Sue Johnston.
Sortie en salles en France prévue le 29 novembre 2006.

Le contexte

Aucune idée de qui est le réalisateur, ni les acteurs. Ce film ne peut donc pas être américain. C’est forcément un film anglais. Une recherche sur le titre dans Google permet d’en lire le résumé : Rachel, le jour de son mariage avec Heck, voit dans la salle quelqu’un qui serait sans doute plus idéal que Heck. Comédie romantique. Un film tendre, drôle et léger, empreint de vérité sur chacun de nous (j’invente tout cela, on peut peut-être faire de la critique sans avoir vu les films !).

Ce film est sorti aux Etats Unis le 27 janvier 2006, Google me l’a dit. Le DVD existe peut-être déjà, le film lui-même est peut-être (sans doute même) déjà disponible sous forme pirate sur internet.

Oui mais... « Imagine me and you » : un film pour les amoureux. Est-ce qu’on a envie de voir ce film sur son ordinateur, en qualité déplorable ? Non, je ne pense pas. C’est un film de sortie pour amoureux, avec une belle image, un beau son. On n’aimera pas voir ce film juste pour le voir. C’est cela le cinéma, un désir de sortie, d’aller à l’extérieur.

Histoire imaginée pour ce film

Pendant son mariage à l’église, Rachel, voyant un autre homme assis, prend conscience que ce mariage n’est sans doute pas bien pour elle. Elle va faire en sorte de provoquer des choses rocambolesques, qui vont rendre le mariage impossible : provoquer une rixe entre deux personnes, simuler un malaise, et ça ira même jusqu’à la simulation de phénomènes surnaturels dans l’église. Assez burlesque. Cela amènera le prêtre lui-même à prendre la décision de reporter le mariage. Ainsi, elle a réussi à se donner plus de temps. Ensuite, le drame intérieur de Rachel, qui génère beaucoup d’autres situations burlesques, est le fait qu’elle n’assume pas d’en aimer un autre, qu’elle ne réussit pas à trancher. Aux deux tiers du film, arrive la scène dans laquelle, finalement, Heck apprend la vérité. Cela se déroule pendant une course de voitures, une course amateur improvisée, les deux concurrents étant Heck et Jason (celui que Rachel aime). Rachel est à l’arrivée, et a la vision de toutes les caméras installées sur le circuit et dans les voitures même. Métaphore un peu évidente des deux spermatozoïdes en concurrence, petites références à un sketche de « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander » de Woody Allen, mais des situations très drôles. C’est la rage d’Heck, apprenant le pot aux roses au détour d’un virage périlleux sur la piste, qui lui fera gagner la course. Ultime paradoxe, où finalement Rachel se mariera avec Heck. A la fin, morale victorienne victorieuse, la morale est sauve !! Au bout du compte, un film très conservateur, mais drôle et agréable, comme des bulles de champagne.