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« Ricky Bobby : roi du circuit (Talladega nights : the ballad of Ricky Bobby) »

samedi 30 septembre 2006, par Benoît Labourdette.

Film américain d’Adam Mc Kay.
Avec Will Farrell, Monica Ivey, Ammy Adams, Sacha Baron Cohen.
Sortie en salles en France prévue le 6 décembre 2006.

Le contexte

Aucune idée ni de qui est le réalisateur, ni de qui sont aucun des acteurs. La seule chose que je sais est que le film est prévu pour une sortie sur 5 copies, c’est à dire une toute petite sortie. Ca doit être un film indépendant. Pourquoi ce film sort-il en France ? Qu’en espère le distributeur ? Peut-on faire des bénéfices avec un film « inconnu au bataillon » ? Espérons-le. Tout tiendra sur la « stratégie presse » : montrer le film à des journalistes, espérer que le film est bon, et qu’il fasse parler de lui. Ce qui devrait arriver à tous les films, en fait. Mais la majeure partie ne sont que produits commerciaux au sein d’une stratégie marketing. J’ai préféré cette fois-ci ne pas chercher d’image, de photo du film sur internet, afin d’être pleinement libre de pouvoir tout imaginer.

Histoire imaginée pour ce film

Imaginons donc que c’est un film très original, très décalé. Bobby est le patron d’un night club, le « Talladega », ambiance latino. Bobby est triste, il est las de ces longues soirées pleines de fumées de cigarettes diverses et variées, las du claquement des billes de billard et des gifles des femmes latinos qui viennent chercher là leurs maris sombrant dans la débauche. Bobby ne veut plus être celui par qui la vice arrive, mais Bobby ne réussit pas à partir de son night club, il ne sait pas comment il pourrait gagner sa vie autrement qu’en vendant de l’alcool. Alors Bobby rêve, la journée, pendant qu’il dort, il rêve de courses de voitures, il se rêve en pilote jeune et beau, lui qui, à 29 ans, a déjà l’air vieux, est déjà gras et adipeux. Les rêves de Bobby prennent de plus en plus de place dans le film. Le film, peu à peu, se décale, du réel du night club vers les rêves. Une vraie histoire commence à arriver à Bobby dans ses rêves. Il se voit enfant, une autre enfance, et puis il se voit grandir, conduire des voitures, devenir peu à peu champion, dans un monde assez aseptisé. Le film est ainsi fait qu’à à peu près deux tiers du film, on ne sait vraiment plus où est le réel, ce night club qui paraissait l’accroche « réaliste » l’est de moins en moins, les personnages commencent à s’y déformer, les visages deviennent monstrueux, les membres aussi. Un jour, un vieil homme se transforme en serpent, et poursuit Bobby, qui sort du night club et entame un long chemin dans la nuit. Il n’y a plus de jour dans cet univers, Bobby y longe les rivières, les routes, et y croise toute sa généalogie, ses parents, grands parents, ancêtres, et puis aussi ses enfants, qu’il n’a pas encore, ainsi que leurs enfants et descendants. Les costumes sont très travaillés dans ces séquences, et font sentir toutes les époques. Donc, cela devient vraiment du rêve. En parallèle, Bobby est vraiment le champion, on le voit courir sur tous les circuits du monde, et notament aux 24 heures du Mans en France, où une séquence magistrale est réalisée : les voitures, dans un moment très poétique, s’envolent et forment un ballet, tout en se remettant au sol tout le temps. C’est très réel, et en même temps onirique, tour de force visuel. Bobby arrive au sommet de sa gloire, et puis il se rend compte qu’il est solitaire. Ensuite, Bobby se retrouve à nouveau sur la route la nuit, mais ce n’est plus le Bobby gras, c’est le Bobby champion et svelte. Il marche sur cette route, déserte alors. Et il arrive face à un bâtiment, qui l’intrigue, le « Talladega ». Il entre. Fin.