Réalisation de DVD
Vous trouverez ici des méthodes de travail professionnelles, conseils utiles et exemples qui pourront vous aider dans le travail de réalisation de DVD. Des ressources concrètes, et un aperçu de l’approche de la formation professionnelle que nous pratiquons.
Fabriquer un DVD avec DVD Studio Pro sur Mac
Voici une méthodologie technique pour fabriquer un DVD sur Mac, en allant à l’essentiel.
Il s’agit de la reprise du document d’un stage de formation que j’ai animé en 2009 pour les étudiants de l’Ecole des Beaux Arts de Paris.
Important : ce document n’est pas complet, ce sont des notes, avec des captures d’écran, certains titres n’ont pas encore leur contenu, les captures d’écran de la fin ne sont pas commentées.
Vous trouverez en bas de l’article le document en format PDF à télécharger.
Faites avant toute chose un master DV de votre film
Attention, un DVD n’est pas votre master !
La qualité vidéo sur un DVD est altérée. N’utilisez pas le DVD comme master. Le DVD est un support de diffusion uniquement. Donc, avant de vous lancer dans la fabrication d’un DVD, prenez garde à créer, et à conserver en lieu sûr, le vrai master de votre film.Si vous avez tourné en DV, votre master est soit un fichier vidéo au format DV, soit une cassette DVCAM sur laquelle vous avez copié votre film. Nous allons voir les détails de la fabrication de votre master. N’oubliez pas d’avoir votre master en double exemplaire, conservé dans deux lieux différents.
Notions techniques sur le DV
Pour bien comprendre le DVD et réussir à faire un DVD de la meilleure qualité possible, il faut tout d’abord bien comprendre le DV, l’un et l’autre étant très liés.
Le DV PAL a 25 images par seconde. La résolution est de 720x576 pixels. Le DV utilise une compression INTRA-IMAGE, c’est à dire que chacune des 25 images par seconde est une image JPEG. Le DV est un format compressé.
Sur 1Go de mémoire, on peut mettre 5 minutes de DV. Le DV prend toujours la même place sur le disque dur, quelle que soit sa durée. Par exemple, si je grave un fichier vidéo DV sur un DVD-R (qui contient un peu plus de 4Go), le fichier vidéo DV pourra faire au maximum 4Go, soit 20 minutes.
Le débit numérique du DV (pour des éclaircissement sur le débit numérique, voyez plus loin le chapitre « Comprendre le binaire et les débits numériques ») est de 3,4 Mo/sec, soit 25Mbps. Ce qui signifie en clair, que chaque seconde, pour pouvoir afficher les 25 images par seconde avec leur son, représente une quantité de données de 3,4 Méga octets, ce qui est 3,4 millions d’octets. Un octet est un ensemble de 8 bits. Les bits sont les 0 et les 1, l’unique information qu’un ordinateur est capable de comprendre, de stocker et de traiter. Donc, le débit de 3,4 Mo/sec représente, en nombre de 0 et de 1, huit fois plus, soit 25 millions de bits par seconde (25Mbps). Une seconde de vidéo DV représente, sur le disque dur, un ensemble de 25 millions de 0 et de 1 (sur un DVD, par exemple, c’est un ensemble de 25 millions de micro-cuvettes : s’il y a cuvette, c’est un 1, s’il n’y a pas de cuvette, c’est un 0).
Comment créer mon master DV à partir de Final Cut ?
Il faut, pour chacun de vos films, faire une exportation. Le choix du format d’exportation est fondamental. Il vous faut choisir le meilleur format possible en termes de qualité, et aussi le format le plus universel (sur Macintosh, bien des formats d’exportation ne sont pas lisibles sur PC, ce qui est un vrai problème pour la pérennité de votre master).Le format que l’on retient le plus souvent est le « Flux DV ». Pour ce faire, dans Final Cut, cliquez une fois dans votre timeline (pour qu’elle soit active), puis allez dans le menu Fichier / Exporter. Là, choisissez : « Via la conversion Quicktime ».Ici, dans le petit menu « Format », choisissez, à la place de « Séquence Quicktime », « Flux DV » :

Puis, dans le petit menu « Utiliser », choisir « DV PAL 48Khz » :

Ce qui donne au final :

Il n’est du coup pas nécessaire d’aller dans les options, elles sont bien préréglées. A part si l’on travaille en mode progressif, auquel cas, dans les options, il faut modifier ceci :

Ensuite, vous donnez un nom très clair à votre film :
![]()
Eventuellement, intégrez la date dans le titre du film, comme ça vous savez exactement de quand date ce master (en cas de versions successives).
Comment conserver mon master DV ?
Votre master DV, ce fichier, est ce qu’il y a de plus précieux par rapport à votre film. Si le film dure moins de 20 minutes, vous pouvez le graver sur un DVD-Rom. Vous glissez simplement un DVD vierge dans votre macintosh, vous double-cliquez sur le DVD, qui se trouve sur le bureau, cela ouvre une fenêtre, vous faites glisser dedans votre fichier mon_film.dv, et vous cliquez sur le bouton « Graver ». Ce DVD sera illisible dans un lecteur DVD de salon, c’est juste un DVD de données, qui contient un fichier, qui se trouve être le fichier vidéo master de votre film. Je vous suggère de le graver en plusieurs exemplaires, que vous conservez à des endroits différents (on n’est jamais à l’abri d’un incendie par exemple). Si votre film dure plus de 20 minutes, jusqu’à 40 minutes, vous pouvez le graver sur un DVD-R double couche (qui contient 8,5 Go). Et s’il est plus long, vous pouvez en faire des copies sur des disques durs externe, ou le graver sur un disque Blu-ray (si vous avez un graveur), qui contient 25 Go (donc un peu plus de 2h en DV).
Mais, attention : on ne connaît pas exactement la durée de vie d’un DVD gravé. Je vous suggères, quelle que soit la durée de votre film, d’en faire une copie sur une bande magnétique vidéo. Si vous n’avez pas de magnétoscope chez vous, conservez tous vos masters DV sur un disque dur, et le jour où vous avez accès à un magnétoscope, il suffira de les reprendre pour en faire la copie sur bande.
Comprendre le DVD
Qu’est-ce qu’un DVD ?
Un DVD, c’est un disque en plastique de 12 cm de diamètre, sur lequel on peut enregistrer des 0 et des 1, qui sont matérialisés sous la forme de micro-cuvettes.
Pourquoi la norme DVD video ?
Le MPEG
La compression INTER-IMAGES.
L’entrelacement vidéo
Exporter des images fixes à partir de mon film
Ce qui peut être utile pour le DVD, pour faire de l’édition, etc.
Comprendre les problèmes de proportions de pixels
Export d’une image fixe avec Final cut
Traitement de l’image fixe dans Photoshop
Automatisation avec les scripts.
Comprendre le binaire et les débits numériques
Explication du binaire.Explication des octets. Exemples sur une image fixe. La capacité exacte d’un DVD. Le bit budgeting.
La logique de la création d’un DVD
Schéma : conception, encodage films, préparation des menus, authoring, mastering, gravure. Si on se prépare bien, l’étape avec le logiciel DVD Studio Pro, même si son projet est assez complexe, est très rapide, il ne s’agira de mettre en oeuvre ce qu’on a préparé. Et du coup, quel que soit le logiciel qu’on utilise, on s’y retrouvera toujours.
Organisation des dossiers sur le disque dur
Hyper important que tout soit bien rangé, sinon on a toujours des problèmes par la suite.
Définition de l’arborescence du DVD
Important de le faire en amont.
Encodage des films
Comment on utilise Compressor.Bit budgeting. Image et son.
Préparation des menus
DVD Studio pro propose des choses pré-réglées, mais on obtient de bien meilleurs menus quand on les compose avec Photoshop.Utilisation de photoshop.
Authoring avec DVD Studio Pro
DVD Studio Pro est LE logiciel de création de DVD sur Macintosh. Il permet de faire beaucoup de choses, il a beaucoup d’intérêt, MAIS il a aussi des défauts : les fonctions les plus importantes ne sont pas mises en évidence, et il y a beaucoup d’automatismes qui sont gênants. Mais dès lors que l’on suit une méthode rigoureuse et simple, si les films et les menus sont bien préparés en amont, cela va aller assez vite de rassembler tout cela.
La logique de l’interface

La bibliothèque
La bibliothèque est le premier endroit dans lequel on travaille :
La première chose à faire est de rassembler, dans la bibliothèque, tous les éléments dont le DVD va être composé : les vidéos en MPEG2, les bandes son de ces vidéos (en AIFF ou en AC3) et les pages de menus que l’on a préparées dans Photoshop.
Pour importer tous ces éléments, on peut cliquer sur le bouton « Importer » et aller les chercher, ou alors les faire glisser sur la fenêtre à partir de leur dossier.
Les films
Les menus
Avec Photoshop, on prépare deux images : L’image du fond et l’image de la couche de boutons.
Puis, dans DVD Studio Pro
On définit l’image du fond du menu :

Et on définit l’image qui servira à la couche des boutons :

Et enfin, on dessine les boutons avec cet outil :

Les liens
Les boutons en surbrillance
Les bons retours des films et menus
(bouton par défaut)
Les opérations utilisateur
Le test du DVD
La compilation du DVD
Vérification de la compilation du DVD
On va utiliser le lecteur DVD Apple pour tester le vrai DVD avant gravure. Ce n’est plus une simulation.Tout d’abord, on sort de DVD Studio Pro, puis on on lance le lecteur DVD Apple. Là, dans le menu Fichier / Ouvrir le support DVD, on choisit le dossier VIDEO_TS qu’on a créé précédemment.Puis, on clique sur Play (le first play ne se lance pas tout seul avec le lecteur DVD Apple).
L’image disque
Pourquoi créer une image de disque ? Car le formatage d’un DVD VIDEO est tout à fait particulier, et indispensable pour pouvoir être reconnu par les lecteurs de salon. Si on gravait, sur un DVD Rom, le dossier VIDEO_TS, le DVD ne marcherait pas sur un lecteur de salon. Cette image de disque va nous permettre de graver autant d’exemplaires que l’on souhaite de son DVD, une fois qu’il est terminé, très rapidement, et sans besoin d’ouvrir ni d’avoir DVD Studio Pro. Cela permet même d’envoyer, via internet, des images de DVD, que les gens, à l’autre bout du monde, peuvent graver avec n’importe quel ordinateur pour pouvoir faire un DVD qui marchera dans les platines de salon.
Donc, on retourne dans DVD Studio Pro, puis :
- Cliquer sur l’icône « Formater ».
- Donner un nom au disque.
- Source : il prend l’emplacement de la dernière compilation du projet en cours. Mais on pourrait choisir de prendre un autre DVD que celui-ci.
- DVD Rom : si on veut rajouter une partie Rom sur le DVD (des documents rajoutés). On va choisir le dossier dans lequel on a préparé les documents. Généralement, on ne le fait pas.
- Destination : soit on grave tout de suite, soit on crée une image sur le disque dur.
- Format : choisir IMG.
- Cliquer sur « Formater ».
- Il nous demande où on veut enregistrer l’image du disque.
- On choisit le dossier « 05 – Images des DVD ». On le nomme de façon explicite par rapport au projet, on lui donne le nom de notre projet et sa version.
La gravure du DVD sans DVD Studio Pro


Dupliquer son DVD
Quel DVD vierge utiliser ?
Ou acheter les DVD vierges et boitiers de DVD ?
Comment imprimer sur un DVD vierge ?
Comment faire un certain nombre d’exemplaires de son DVD ?
Captures d’écran non commentées
Compressor
Pour diffusion HD sur disque dur multimédia.



Encodage pour DVD video :





FFMPEGX
Pour encodage FLV pour internet :




Captures d’écran diverses de DVD Studio Pro (non classées)




![]()





















Cours encodage à l’Ecole des Beaux Arts de Paris
L’Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris propose à ses étudiants, de façon transversale sur les années, des « ateliers », cours concrets de maîtrise des outils.
J’interviens sur les méthodologies techniques de mise en oeuvre du travail de production vidéo.
Les 6, 7 et 8 avril 2009, trois jours consacrés aux questions de la diffusion vidéo.
1er jour : Les formats vidéo : éclaircissement sur ce que sont, exactement, les différents formats vidéo que nous manipulons : DV, SD, HD, HDV, MPEG2, MPEG4, débit binaire, encodage, etc, etc. Il faut comprendre quels objets on manipule, afin d’être à même de faire les meilleurs choix et d’adopter des méthodes de travail cohérentes. Bien-sûr, on peut donner des méthodologies toutes faites, mais dans la mesure où la vidéo numérique est une technologie en évolution perpétuelle, il me semble essentiel de comprendre, afin de pouvoir trouver son autonomie dans le futur.
2è jour :
- Matin : Diffusion sur internet. Encoder son film dans la meilleure qualité possible et le mettre en ligne sur son propre site, sans passer par youtube ou dailymotion.
- Après-midi : Encodage de son film en MPEG2 dans le but de faire un DVD video.
3è jour : Création d’un DVD video. Indication de la méthode de travail générale de la réalisation d’un DVD video. Puis, apprentissage de la manipulation du logiciel DVD Studio Pro, sur Macintosh, car l’Ecole des Beaux Arts de Paris est équipée de Macintosh. Mais la méthode de travail pour créer un DVD video, quelque soit le logiciel qu’on utilise, est la même. Approfondissement sur la création des menus, ainsi que sur le sous-titrage.
Documents
Vous trouverez ici les documents, prises de notes, pris pendant ces trois jours. Les informations n’y sont pas très organisées, ce ne sont pas des « manuels », ce sont des supports de mémorisation.
Voici tout d’abord le mode d’organisation des dossiers que je propose :

Et les documents à télécharger :
Les notes générales sur les formats vidéo (12 pages).
Informations générales sur le numérique.
Guide de fabrication d’un DVD avec DVD Studio Pro.
Méthodes de diffusion HD sur disque dur multimédia.
Utilisation du logiciel de sous-titrage Miyu.
Dossier complet avec les outils pour diffuser un film sur le web.
Une solution au problème de compatibilité des DVD haute définition ?
Le DVD haute définition a un sérieux handicap : il y a deux normes concurrentes, incompatibles entre elles. C’est un peu la même histoire que ce qui s’est passé au début des années 80, entre les trois normes de cassettes vidéo (VHS, betamax et V2000) : il a fallu attendre, pour le vrai essor commercial et de distribution des oeuvres, qu’une seule norme enterre les autres.
Pour le lancement du DVD, en 1997, les industriels avaient réussi à se mettre d’accord sur une norme unique. C’est l’un des facteurs qui a permis son développement et son succès.
Pour le DVD haute définition, il semble donc que l’histoire se répète, et qu’il va falloir attendre que l’une des deux normes s’impose.
Mais, Warner, n’attendant pas, propose des disques bi-format, nommés THD, gravés à la fois en Blu-ray et HD-DVD, un sur chaque face. Le DVD sera sans étiquette, comme « nu », sans caractère.
Aussi, Samsung va bientôt proposer des lecteurs bi-formats, capables de lire indifféremment Blu-ray ou HD-DVD.
Peut-être que ces solutions de « compatibilité », implantées de part et d’autre de la chaîne, vont apporter une solution au problème de compatibilité. Tout cela serait « transparent » pour l’utilisateur.
Pour les éditeurs, par contre, la tâche s’avère ardue et coûteuse : concevoir un disque Blu-ray ou un disque HD-DVD ne fait pas appel aux mêmes logiciels, aux mêmes prérogatives techniques. Le coût de fabrication va donc être très élevé dans un premier temps, ce qui ferme la porte aux « petits » éditeurs. C’est bien dommage, car on a vu avec le DVD que ce sont les « fonds de catalogue » qui ont alimenté son succès. Par définition les fonds de catalogues sont plutôt de petites séries, mais des séries multiples, ce qui fait un grand nombre de ventes, sur un grand nombre de « niches commerciales ». Sans les « petits » éditeurs, le DVD n’aurait pas eu le succès qu’il a eu.
Donc, la balle est peut-être désormais aussi dans le camp des éditeurs de logiciels : à eux de concevoir des logiciels de création de DVD qui simplifient la tâche et réduisent le coût de « l’intéropérabilité ».
De toutes manières, si une solution aux coûts de production élévée n’est pas rapidement trouvée, ainsi qu’une solution au prix d’achat élevé des lecteurs de DVD haute définition, le DVD haute définition n’aura pas le temps de se développer avant d’être lui aussi enterré par la diffusion dématérialisée (la VOD en haute définition existe déjà et est déjà opérationnelle).
Le système de protection des DVD haute définition est déjà mis à mal
Le système de protection des DVD haute définition, les HD-DVD et Blu-ray, dont les lecteurs commencent tout juste à être commercialisés, a, paraît-il, déjà été « cracké ». Le HD-DVD comme le Blu-ray utilisent le système de protection AACS (Advanced Access Content System), réputé jusque là inviolable.
Il semble donc que le système de protection AACS sera inutile, avant même son déploiement commercial.
L’enjeu des systèmes de protection techniques est, bien entendu, la lutte contre le piratage. La question est : est-ce que les sytèmes de protection techniques sont les meilleures barrières contre le piratage ?
Etat des lieux :
L’échange, le commerce, est indispensable à l’existence des « produits » culturels.
L’existence des « produits » culturels ne peut être possible que par la rémunération des auteurs, ainsi que des prestataires artistiques, techniques et intermédiaires commerciaux.
Propositions :
N’y a-t-il pas, dans la relation entre « producteur » et « consommateur », autre chose à inventer qu’une relation de défiance, de jeu du chat et de la souris ?
N’y a-t-il pas, à l’instar des initiatives du commerce équitable par exemple, à reconquérir, ensemble, à redonner sa vraie valeur symbolique à la relation d’échange, matérialisée par l’achat d’un objet (matériel ou non).
Blu-ray et HD-DVD : la mort du DVD ?
Le Blu-ray et le HD-DVD sont les deux nouveaux formats de DVD haute définition. Malheureusement, les industriels n’ont pas réussi à se mettre d’accord, et au lieu de proposer une norme unique, comme ils l’avaient fait pour le DVD, ils proposent deux normes, incompatibles entre elles.
Les premiers lecteurs vont être disponible en France au milieu de l’année 2006 dans le grand public.
Mais, il semble déjà se profiler que des lecteurs compatibles avec les deux devraient sortir…
Caractéristiques techniques de Blu-ray et HD-DVD
Les deux partagent la même technologie du laser bleu, qui permet d’enregistrer les informations avec plus de densité que le laser rouge du DVD.
| Format | Capacité | Remarques |
|---|---|---|
| DVD | 9 Go | |
| Blu-ray | 50 Go | Très fragile |
| HD-DVD | 30 Go | Disque épais et solide |
Faudra-t-il jeter nos « vieux » DVD ?
Non, assurément les lecteurs de ces nouveaux DVD pourront lire nos « vieux » DVD.
La qualité d’image
La qualité d’image haute définition est bien meilleure que la qualité d’image d’un DVD standard. Mais pour pouvoir le constater, encore faut-il être équipé d’un écran haute définition.
Mais, même avec un DVD standard, si l’image est agrandie sur un écran haute définition avec de bons algorythmes, la qualité et la définition d’image sont, de façon très surprenante, quasiment équivalentes, si ce n’est équivalentes à du HD.
L’enjeu de la HD
L’enjeu de la Haute Définition se situe dans son salon, au niveau de la qualité d’expérience du spectateur. Mais, avec de bons lecteurs DVD, nos DVD standards sont absolument à même de nous donner une image magnifique une fois agrandie en Haute Définition.
Il n’est pas dans l’intérêt des industriels de ne pas vendre leurs nouveaux lecteurs HD. On peut aussi agrandir l’image d’un DVD standard de façon déplorable, et elle peut devenir ignoble une fois vue sur un écran HD. On peut douter que les industriels équiperont leurs lecteurs et leurs écrans HD de bons algorythmes d’agrandissement.
Que faire en tant qu’éditeur ?
Au début du DVD, il fallait éditer en VHS et en DVD. Puis, en DVD seulement.
Désormais, il va falloir éditer un film en DVD (il a encore quelques petites années devant lui pour mourir de sa belle mort), en HD-DVD et en Blu-ray.
Les frais techniques de conception vont être multipliés, au moins par 5, car il faut de nouveaux masters HD, et malheureusement les principes techniques de conception des trois types de DVD sont absolument incompatibles entre eux, il faut donc recommencer trois fois le même travail, avec des possibilités et des spécificités particulières à chaque support.
La duplication aussi aura des frais fixes plus importants, puisqu’il faudra faire un Master de duplication pour chaque format.
Les petits éditeurs ne vont pas pouvoir « occuper » l’ensemble du terrain technique, car les frais d’édition seront bien plus élevés que les gains potentiels.
L’interactivité sur DVD video a de l’avenir
De plus en plus de DVD intègrent de l’interactivité.
La valeur ajoutée de l’objet DVD
Outre le plaisir de posséder l’objet, le fait qu’il y ait, en plus du film, des bonus, et notamment des bonus intéractifs sur un DVD video, auxquels on a accès, tranquillement dans son salon, est une vraie valeur ajoutée.
Une arme contre le piratage
La dématérialisation du support des oeuvres est un fait, et, on le sait, beaucoup de films circulent sur internet. Mais un vrai travail éditorial, un vrai contenu, interactif, riche, ludique, n’existe que sur le DVD.
Un argument de vente
Il y a là une vraie piste à creuser pour les éditeurs.
La valeur de l’objet
Redonner une valeur à l’objet, liée à la qualité de la vidéo que l’on voit sur grand écran.
De nouveaux outils
De nouveaux logiciels d’authoring spécialisés dans l’intéractivité sur support DVD video voient le jour, comme DVD Extra, avec lequel a été réalisé le DVD Trivia Game du film Madagascar, par exemple.
Un marché immense
500 millions (ou plus) de lecteurs DVD installés chez les gens. Universalité, multilinguisme, ergonomie, simplicité, accessibilité.
Usages institutionnels
Une gamme d’emploi institutionnels très vaste : formation, jeu, promotion, … Le lecteur DVD est partout, dans les salles de conférences, dans les ordinateurs, dans les voitures.
Un impact énorme
Pouvoir avoir un support interactif et ludique universel marchant sans difficulté partout est une force énorme, une vraie possibilité d’impact.
Notre expertise
Quidam production vous propose une vraie expertise, une vraie analyse de vos besoins et de l’infrastructure à mettre en oeuvre par rapport à vos objectifs. Car la spécificité de la technologie du DVD video doit être vraiment prise en compte.
Nos clients
Les films de Mon Oncle.
La Mandarine.
Hyptique.
Centre Pompidou.
Re:voir éditions.
…
La compatibilité des DVD vidéo

Un problème crucial
La compatibilité des DVD vidéo avec les lecteurs de salon est une problématique qui ne peut pas, en tous cas aujourd’hui, être prise en charge par des logiciels. C’est la compétence de l’ingénieur seule qui entre en jeu. Levons le voile…
DVD gravés vs. DVD pressés
Les support du DVD gravé a toute son importance. En fonction de la marque et du modèle du support vierge, le DVD « passera » plus ou moins bien dans les lecteurs. Les duplicateurs professionnels de petites séries, comme nous le sommes, utilisent des DVD-R spécifiques duplication, à la qualité certifiée, qui subissent des tests de compatibilité.
Les DVD pressés en usine n’ont pas ce problème. Par contre, en fonction du contenu du DVD lui-même, un DVD peut être plus ou moins compatible.
Un exemple
La première version du DVD du film « Le Roi Lion », de Walt Disney, ne fonctionnait pas sur 40 modèles de lecteurs. L’authoring (programmation du DVD) a dû être entièrement refait, simplifié, pour que le DVD soit compatible.
Le langage du DVD
Un DVD video est en fait une sorte de programme informatique, qui doit s’accomoder des différences des nombreux modèles de lecteurs de salon.
Comment être sûr de la bonne compatibilité du DVD
La connaissance et l’expérience du studio d’authoring.
Un protocole de tests de compatibilité, qui génère un rapport sur la compatiblité. Quidam production propose cette prestation, qui est réalisée au moyen d’un grand nombre de lecteurs DVD « représentatifs » des problèmes, et d’un logiciel propriétaire spécialisé d’analyse de la compatibilité au moyen d’un grand nombre de critères. Le résultat est un rapport objectif sur la compatibilité du DVD et les moyens de l’améliorer si problème. Fiable à 99% par rapport aux lecteurs du marché.
Liens
Service d’analyse de la compatibilité DVD video.
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