Convergence numérique (2007)
Il s’agit du résumé d’un cours, dispensé dans le cadre de la licence cinéma et audiovisuel à l’université Paris III au 2è semestre de l’anné scolaire 2006-2007 par Benoît Labourdette.
Le contenu des films a toujours été lié aux outils technologiques disponibles. Aujourd’hui, le téléphone et tous les outils et réseaux de la « convergence numérique » proposent de nouveaux modes de « consommation » de l’image animée et de ses déclinaisons interactives, mais aussi de nouveaux modes de création découlant de ces outils, que ce soit le DVD, l’ordinateur ou le téléphone portable. Ce cours propose une exploration de l’envers du décor des technologies de la convergence numérique, leur histoire et leurs perspectives.
Cours 10 - Sujets variés dans le monde de la convergence numérique
Pour le dernier cours, on aborde des sujets variés sur les propositions des étudiants :
La fermeture du site radioblogclub.com. Enjeux juridiques, accords passés avec la SACEM. Paradoxe de tous les sites "pirates", de vidéo communautaire, avec lesquels les majors sont obligées de signer des accords, car ils ne peuvent plus remettre en question les usages du grand public aujourd’hui. Ce site a été réouvert.
Le P2P légalisé en Italie. Ce que c’est exactement que le P2P.
Les enjeux de la post-production HD pour les téléfilms. Comparaison des chaînes de production et post-production "habituelles" des téléfilms, et des chaînes de production de demain. Schéma synthétique fait au tableau.

Les modèles économiques de l’exploitation du cinéma en numérique. Bases techniques. Exemple de l’installation récente de 2000 salles en numérique aux Etats Unis.
Cours 9 - Les métiers de la convergence numérique
Exposé : une technologie + un contenu
Enregistreurs numériques bicanaux. Descriptif des différents enregistreurs numériques portables. Leurs spécificités par rapport à l’enregistrement sonore avant leur existence.
Triple play.
Cours
Le métier de monteur.
Comme dans tous les métiers aujourd’hui, il faut savoir s’adapter.
Grande importance de la formation professionnelle au cours de la carrière. Développement en ce moment des crédits de formation professionnelle, jamais assez utilisés ;
Ce qui va faire la différence, dans une embauche, ce n’est pas l’école d’où on vient, mais la capacité d’être à l’écoute du "client". C’est l’essentiel.
Et en même temps, il est très "coté", d’avoir des compétences techniques larges et précises. Trop de monteurs sont en fait dans le flou par rapport à la technique.
Donc, la quadrature du cercle, c’est : être suffisamment pluridisciplinaire pour pouvoir s’adapter à l’évolution des métiers, en même temps qu’être très ouvert, très à l’écoute des besoins du commanditaire, qualité essentielle, et dans le même temps être extrêmement précis et pointu sur la technologie : être humain avant tout, pluridisciplinaire et spécialiste.
Il y a un vrai besoin de compétences dans ce domaine, et notamment de compétences transversales, trop rares.
Cours 8 - La scénarisation à l’aune de la convergence numérique
Exposé : une technologie + un contenu
Le Dolby. Invention en 1967. Amélioration du rapport signal sur bruit. Dolby stéréo en 1976, multicanal multiplexé en deux pistes. Compatibilité avec les anciens systèmes sonores, donc s’est déployé. Star Wars, premier film en Dolby stéréo. Dolby digital en 1991.
Le site radioblogclub.com. Parmi les 500 premiers sites mondiaux. 20 millions d’utilisateurs. 300 000 morceaux musicaux, en écoute, pas en téléchargement. Playlists des membres.
Cours
1. Le scénario de cinéma et de télévision.
A quoi ça sert ? A convaincre.
Comment c’est construit ? Pourquoi les conventions d’écriture ?
Les conventions narratives vs les conventions de forme.
Les logiciels d’écriture de scénario.
Les notions techniques intégrées dans le scénario : le scénario outil de travail.
Le scénario partie émergée d’un iceberg.
2. L’arborescence d’un DVD, et d’un site internet statique.
C’est aussi une forme de scénario, car on "pilote" le parcours du spectateur.
Et, dans la conception des bonus notamment, le mode d’arborescence du DVD va diriger l’écriture des scénarios des bonus : le scénario des bonus ne sera pas le même si le bonus est un documentaire de 52 minutes, ou 10 petits documentaires thématiques de 5 minutes, par exemple.
Les sites internet statiques, fondés sur le même principe de pages qui sont liées les unes aux autres.
3. Les modes de conception d’un site internet dynamique.
La séparation entre le contenu et la forme.
Le mode sémantiques de représentation de l’information.
Les possibilités de requêtes multiples à partir des données de base : on peut afficher les articles un par un, mais aussi les voir tous sur une même page avec juste leurs débuts, les classer, etc. On n’est plus dans la conception de "pages", mais dans la conception de l’accessibilité à du contenu.
4. Le scénario de jeu vidéo.
Le jeu vidéo cumule les caractéristiques des trois modalités de scénarisation précédemment décrites :
Il doit créer un univers, une diégèse, des lieux, des décors, des accessoires, des personnages, comme un film de cinéma.
Il doit prévoir une arborescence de possibilités, de parcours spatiaux, les limites et les règles de son univers, comme dans l’arborescence d’un DVD.
Il doit avoir la souplesse et la "mise à jour" nécessaire à son interactivité intrinsèque. Exemple : si un personnage se fait tuer, cette donnée, indépendemment de l’endroit où il s’est fait tuer, doit être conservée hors de la relation à la forme, pour qu’il ne réapparaisse pas bien vivant quand on va repasser au même endroit.
Cours 7 - Le Festival Pocket Films
Exposé : une technologie + un contenu
Le système de haut-parleurs Logitech Z4. Un système peu cher avec une grande qualité de son, un caisson de basses et une grande dynamique. Nouvelle façon de "faire du son".
Le film "Vidocq", de Pitof, 2001. Premier film français entièrement tourné en HD.
Cours
Le Festival Pocket Films, festival de films tournés avec téléphone mobile. Histoire et sens de cet événement.
L’histoire du Forum des Images.
Le contexte de l’émergence d’un tel type de projet.
Les prémices du projet.
Les enjeux, la stratégie, autour de ce festival.
La relation public-privé, en termes d’organisation et de financement.
La démarche de prêter des téléphones à des artistes.
Le parcours par rapport aux oeuvres : l’arrivée à la décision de les montrer sur grand écran.
L’éthique du regard.
Le travail avec la presse.
Quelques films projetés en exemple :
Rien de rien (2005), de Manou Chintesco.
Décroche (2005), de Stéphane Galienni, Grand Prix du jury Festival Pocket Films 2005.
Occupé (2006), de Léonard Bourgois-Beaulieu.
Bande annonce de God in my pocket (2006), d’Arnault Labaronne.
Mammah (2006), de Louise Botkay-Courcier.
Cours 6 - Définitions autour de la convergence numérique
Exposé : une technologie + un contenu
Technologie : Les DRM. Fonctionnement et enjeux.
Contenu : Le tombeau perdu, film de James Cameron, qui fait débat au niveau religieux.
Cours
Définitions de termes pour apprendre à se situer, dans la convergence numérique.
Pour définir un terme, ne pas oublier les trois pôles :
Contexte.
Définition.
Exemples.
On peut commencer, au choix, par l’un ou l’autre, et ensuite, on « tire le fil ».
Pour faire ce « tableau » de la convergence numérique au travers de définitions de mots, j’ai commencé par le mot « contenu ». Qu’est-ce qu’un contenu ? Dans quel contexte cela se place-t-il ? C’est une oeuvre, un film, une chaîne, bref, c’est ce qui intéresse les gens. Les contenants sont tous les systèmes de diffusion. Le contenu est ce qui se transmet.
Je ne vais pas définir précisément chacun des termes qui suivent, mais juste les citer. Ce qui est intéressant, dans le travail sur les mots, c’est de tracer les chemins du sens et de la réflexion, à travers la circulation entre les mots. C’est pourquoi j’ai placé les mots dans une carte heuristique (ou mindmap), tels qu’ils s’enchaînent les uns aux autres. En circulant dans cette « carte », visuelle, qui n’est qu’un support, de brainstorming et de mémorisation, on peut retrouver le sens, ses idées.

En travaillant sur la définition du « contenu », on en arrive à la notion de tag, puis d’éditorialisation (si fondamentaux aujourd’hui). La notion d’éditorialisation est largement définie, avec ses applications dans le domaine du journalisme, et dans le travail des institutions culturelles.
Ensuite, on passe, plus technique, à la TNT. Comment ça marche, comment ça se développe, le fait que la diffusion analogique s’arrête en 2011. Puis, au DVBH / TDMB / TMB, la « TNT mobile ». Puis de là, on en arrive à la différence entre Broadcast et Unicast. Les avantages et inconvénients de deux, la place de chacun. L’unicast est développé dans ses enjeux mobiles, le 3G/UMTS en opposition avec le WIFI.
Puis, après cette carte globale, on situe d’autres termes :
Wimax.
Comptes SIP.
GPRS.
Opérateur.
MVNO.
W3C.
Agrégateur de contenus.
VOD.
Numérique / Numérisation.
Streaming / Download.
DVD / Blu-ray / HD-DVD
Scénario / Pitch / Bible
Cours 5 - L’édition DVD
Exposé : une technologie + un contenu
Les sites de vidéo communautaire. Ont été permis par la technologie flash. Youtube (6è site mondial), Google video, Dailymotion...
Le film L’arche russe, d’Alexandre Sokourov. Tourné en HD, en 2000, en un seul plan-séquence, avec une steadycam spéciale. Caméra utilisée : Sony HDW F900. Depuis, la F950 a été utilisée pour Star Wars 3.
Cours
Les focales
Courte focale, longue focale, différences de profondeur de champ entre les « petites » caméras et les « grosses » caméras. Le système mini 35 pour les « petites » caméras. Raisons de la déformation de l’image sur les bords en courte focale.
L’histoire de la normalisation du HTML
La nécessité des normes technologiques
La vidéo communautaire permise par le format flash
Conseils pour les examens
Ce que c’est qu’un commentaire de texte. Exemple avec le texte du film français :
La VOD plus populaire
Une enquête de l’institut CSA et de l’agence NPA Conseil montre que 11% des abonnés à une offre triple play (télévision, téléphone, internet) ont déjà eu recours à la VOD. Si les personnes consultées se plaignent du niveau des "prix perçus" et de la "qualité des catalogues", elles considèrent cependant que la VOD peut se substituer à la location vidéo en ce qui concerne leurs pratiques culturelles…
© Le Film Français
mercredi 21 février 2007
A partir de là, ce qu’il faut, dans un commentaire, ce n’est pas vouloir être exhaustif, mais développer une hypothèse qui est dans le champ de ce texte, avec un des éléments avec lequel on se sent à l’aise. Ca ne sert à rien de broder sur ce qu’on ne connaît pas. Donc là, en fonction de chacun, ça peut être sur la VOD, sur le triple play, sur les prix, sur les catalogues. Ce qu’il faut, c’est adopter une perspective : économique, esthétique, marketing, technologique...
Discussions sur l’évolution du paysage audiovisuel.
Ce qui compte, c’est de partir de soi. Les métiers changent.
Les métiers
Chacun dit ce qu’il veut faire. Il n’y a plus de règles dans les métiers, nulle part. Il y a ceux qui ne savent pas. Je dis que ceux qui savent, en fait, ne savent pas plus que ceux qui ne savent pas, tellement les choses bougent.
Aujourd’hui, les opérateurs de télécommunications se retrouvent à faire de la programmation télévisuelle, les gens de l’internet à faire de la distribution, etc. Bref, il y a des tas de gens qui font des métiers pour lesquels ils ne connaissent rien, et qui gagnent plein d’argent en le faisant.
Donc, il faut partir de soi, toujours, et élaborer, avec ce qu’on est. Il n’y a plus de « formatage » pour faire un boulot précis, il y a à inventer son propre boulot, à savoir s’adapter.
L’édition DVD
Le contenu d’un DVD.
Les étapes de la fabrication d’un DVD :
Encodage
Authoring
Duplication
Les différents types de DVD :
DVD cinématographique, DVD institutionnel, DVD multimédia, DVD d’artiste, etc.
La façon dont la consultation des images sur le DVD a modifié l’écriture elle-même des films, car les attentes des spectateurs ne sont pas les mêmes.
Cours 4 - Les modèles techno-économiques
Résumé du cours
Exposé : un contenu + une technologie
Le film Final Fantasy, qui a amélioré le rendu des personnages humains en 3D. Qui est une adaptation d’un jeu vidéo en film.
Le home cinéma, avec les différents types d’écrans. Le home cinéma risque de faire du mal au cinéma, car on a tout chez soi.
Cours
Fréquentation du cinéma, piratage et home cinéma
Les statistiques montrent que ceux qui fréquentent le cinéma, ceux qui achètent des disques, sont ceux qui sont le plus équipés chez eux, ceux qui échangent le plus de mp3. Il n’y a donc pas de lien de cause à effet entre piratage, équipement et baisse des ventes des disques. La fréquentation du cinéma, elle, remonte.
Qu’est-ce que le piratage ? Quelle réalité cela recouvre. Les individuels. - La contrefaçon organisée. La mondialisation. Les différences culturelles.
La MPAA et ses actions.
L’évolution de la diffusion d’émissions de télévision sur le web
L’exemple du documentaire de Canal + « Les OGM sont-ils dangereux pour la santé ? » : 4 fois plus d’audience sur le web qu’à la télévision.
Vue macroscopiques des mécanismes de financement de la production télévisuelle
Vue macroscopique des mécanismes de financement du cinéma
Les sociétés d’auteur
SCAM
SACD
SACEM
Le modèle économique de Google
Les arcanes du système des adwords.
Comment Google référence les pages web
Son mode de fonctionnement, et les trois facteurs principaux :
Pertinence du contenu
Sémantique du contenu
Page Rank
Comment réussir son référencement
La sémantique des pages.
Le page rank.
Le cas particulier du référencement des vidéos
Enjeux très importants pour l’avenir.
Les débits de données numérique
Le CD audio.
Le DV.
Les bits et les octets, kilo octets, méga octets, etc.
La compression numérique
Images fixes : principes de la compression JPEG.
Images animées :
Compression intra-image : le DV
Compression inter-images : le MPEG2 et le MPEG4
Débits de données comparés entre le débit d’une connexion internet et les débits nécessaires pour le transport de vidéo en fonction de sa méthode de compression
Raisons techniques de l’émergence possible des sites de vidéo communautaire
L’augmentation des débits des connexions à internet (ADSL).
La prise en charge de la vidéo dans flash.
L’augmentation du débit a permis une meilleure qualité d’image. La prise en charge de la vidéo par flash a permis l’universalité, la compatibilité multi plates formes de la diffusion de vidéo. Avant, d’une part la qualité n’était pas suffisante, et d’autre part la vidéo marchait une fois sur deux, pour des problèmes de compatibilité. Le flash, installé sur 95% des ordinateurs, permet pour l’utilisateur la diffusion simple et facile de la vidéo.
Cours 3 - Repères technologiques (suite)
Exposé : un contenu + un technologie
La 3G. Nouveau réseau de téléphonie mobile, qui remplace le GPRS, permet la visiophonie et la réception de télévision. Débit de données : 384 kbits/sec, contre 115 kbits/sec pour le GPRS.
Des séries télé ont été adaptées pour les téléphones mobiles.
Miami Vice, de Michael Mann. Film tourné en numérique, avec une caméra Viper Thomson. Images très réalistes. Mais problèmes pratiques liés aux disques durs attachés. Pleine résolution pour le format scope.
Ces deux exemples sont très pertinents. Ils amènent à préciser toutes les notions techniques qui y sont citées. Dans le monde "numérique", pour comprendre les enjeux et faire les bons choix, à quelque titre que ce soit, il est indispensable de comprendre à quelle réalité se rattachent toutes ces notions, qui semblent mystérieuses, alors que les choses ne sont pas si compliquées que cela.
Dans le cours, ont été développés et documentés ces sujets
Historique des réseaux téléphoniques.
Usages des réseaux téléphoniques en fonction du débit numérique permis.
Qu’est-ce qu’un bit ?
Les tailles d’images en numérique : DV, HD, VGA, QVGA, QCIF, etc. Qu’est-ce que la résolution d’une image. Implications artistiques et dans les procédures de production.
Les formats d’image cinéma.
Historique des caméras vidéo puis des caméras numériques. Supports d’enregistrement de la vidéo numérique.
Le son
Principes de la numérisation du son.
Techniques de conversion analogique-numérique.
Le code binaire.
Les modes d’enregistrement, de restitution et la robustesse du signal numérique.
Les débits numériques.
L’image
Principes de l’enregistrement d’une image : capteurs, enregistrement sur bande magnétique.
Principes de la numérisation d’une image. Noir et blanc, couleurs, le principe des trois couleurs primaires pondérées. Poids en bits des images.
Cours 2 - Repères technologiques
Exposé : un contenu + un technologie
INLAND EMPIRE de David Lynch : Lynch a tourné ce film avec une caméra DV, qu’il a tenu lui-même. La portabilité des moyens de production lui ouvre de nouvelles perspectives.
IPHONE : Apple va bientôt sortir l’iphone, téléphone multimédia.
Repères technologiques
Une connaissance objective et démystifiée du fonctionnement des technologies de l’enregistrement et de la transmission de l’image et du son permet de mieux comprendre, de mieux suivre et anticiper les évolutions des usages et de la création qui ont lieu.
Fonctionnement de la caméra cinéma : (schémas non reproduits ici) vitesse des surfaces sensibles, obturateur, croix de malte. Association du mouvement continu entre bobine débitrice et bobine réceptrice, avec le mouvement discontinu de la pellicule qui doit être fixe devant l’objectif.
L’économie liée à la technologie : métrages des pellicules par rapport à la durée, frais de laboratoires. Notions de négatif, de copie positive.
Explication de la notion d’onde.
Explication de la notion de son.
Les principes de l’enregistrement analogique du son : les rouleaux de cire.
Le micro : transducteur électro-acoustique. Principe de fonctionnement.
La synchronisation entre image et son.
Différence entre analogique et numérique dans les procédés d’enregistrement : l’analogique est en théorie plus fidèle. Le numérique est en pratique plus robuste, du fait de la simplicité des informations à enregistrer : uniquement des 0 et des 1.
Histoire rapide du cinéma du point de vue de la technique
Le noir et blanc.
On ne peut pas synchroniser image et son au début du cinéma : contrainte technique qui a fait que les artistes ont dû inventer des moyens d’expression spécifiques à ce cadre de contraintes : invention d’un langage, créativité visuelle.
Travailler avec les contraintes.
Le cinéma sonore. Comment, techniquement, il se met en oeuvre. Le blimp.
La couleur : comment on enregistre une image en couleur. Principes du technicolor.
L’évolution des caméras, de plus en plus silencieuses.
La nouvelle vague et la post-synchronisation : liberté dans la séparation de l’image et du son.
La cinémathèque française et les cahiers du cinéma
Henri Langlois, créateur de la Cinémathèque française, a induit une vision complètement différente du cinéma, de sa place en tant qu’art, de son histoire. Cela a changé la vision des films, le regard des spectateurs, et, par extension, les projets de films eux-mêmes, leurs modes d’écriture, de production, de diffusion.
Le numérique
Principes de base du signal numérique : des 0 et des 1. C’est tout. Comment faire pour enregistrer des images et des sons avec des 0 et des 1 ? On le verra à la prochaine séance.
Cours 1 - Introduction et repères historiques
Tour d’horizon du champ qui sera traité pendant l’année
Définitions des termes :
Contenus : ce que l’on voit, ce que l’on reçoit. On pourrait aussi appeler cela « oeuvre », mais dans le cas de la télévision, par exemple, il n’y a pas que des oeuvres.
Diffusion : la voie par laquelle on reçoit ces contenus. Ca peut être la salle de cinéma, le poste de télévision, l’écran d’ordinateur, le téléphone portable, le lecteur mp3...
Production : la fabrication des contenus, à partir du financement, au scénario, jusqu’à l’équipe technique et la post-production.
Convergence numérique : les liens, les circulations, facilitées par la numérisation et l’interopérabilité des systèmes. Aujourd’hui, on peut filmer des images avec un téléphone portable, les diffuser à la télévision, sur internet, enregistrer un film à la télévision, le mettre sur youtube... la technologie permet la circulation, non pas libre, mais facilitée, des contenus.
Impact : Quels nouveaux moyens de diffusion ? Quels nouveaux contenus ? Comment l’évolution technologique ouvre à de nouvelles démarches créatives et commerciales.
Exemple, sur internet, de la diffusion très vaste de « films » ou série comme les « mentos coca » ou « lonelygirl15 » : des vrais modèles économiques professionnels émergent.
Définition du cadre et des prérogatives de la télévision, fortement éditorialisée en amont, manquant de souplesse dans l’ouverture aux contenus innovants.
Définition du cadre, des prérogatives et du fonctionnement économique du cinéma en France : logiques d’exploitation, fenêtres de diffusion courtes, pour des raisons industrielles et structurelles. Bénéfices de la gestion du cinéma français par le Centre National du Cinéma.
Le fonctionnement viral de la diffusion par internet, la place prédominante, dans les nouveaux espaces de diffusion de l’audiovisuel, du « user ».
Le « user generated content ».
La VOD.
Définition du fonctionnement des DRM (Digital Rights Management).
La créativité indispensable à la construction professionnelle.
Notions générales d’économie dans le monde « numérique ».
Le fonctionnement de la distribution cinématographique.
Les perspectives économiques et de contenu des salles de cinéma numérisées.
Premières notions : histoire du cinéma du point de vue de la relation entre technologie et contenus
Le principe de la chambre noire : principes optiques de la fabrication d’une image.
L’invention de la photographie par Nicephore Niepce : principes chimiques de l’enregistrement mécanique d’une image.
L’invention de l’image animée : principe du flipbook, du phénakistiscope. Principes physiques et physiologiques de l’illusion du mouvement.
Liens entre la cadence de prise de vue des téléphones mobiles de dernière génération et des premières caméras du cinéma.
Déroulement du cours pendant l’année
A chaque séance, un étudiant devra proposer à la réflexion collective une technologie et un contenu, en lien avec des enjeux de la convergence numérique. L’objectif du cours étant d’inventer, ensemble, des propositions.
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