Les films du futur


Exercice ludique : à partir des titres, noms de réalisateurs, d’acteurs et de techniciens des films en cours de préparation, de tournage ou de montage, imaginer tout le film, inventer des bribes de scénario. Puis, lorsque le film sort en salle, à vous d’écrire vos sentiments comparatifs. Des informations exclusives sur les films que vous verrez dans six mois, un an ou deux ans, assorties d’un humour auquel vous pouvez contribuer ! Une proposition de critique cinématographique innovante et créative.

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Les films du futur

Exercice ludique : à partir des titres, noms de réalisateurs, d’acteurs et de techniciens des films en cours de préparation, de tournage ou de montage, imaginer tout le film, inventer des bribes de scénario. Puis, lorsque le film sort en salle, à vous d’écrire vos sentiments comparatifs. Des informations exclusives sur les films que vous verrez dans six mois, un an ou deux ans, assorties d’un humour auquel vous pouvez contribuer ! Une proposition de critique cinématographique innovante et créative.

« Les messagers » # « Ricky Bobby : roi du circuit (Talladega nights : the ballad of Ricky Bobby) » # « Imagine me and you » # Les films du futur #

« Les messagers »

Film américain d’Oxide Pang Chun et Danny Pang.
Avec Kristen Stewart, Dylan McDermott, Penelope Ann Miller, John Corbett.
Sortie en salles en France prévue le 11 avril 2007.

Le contexte

Les réalisateurs sont deux frères jumeaux, thaïlandais. Ils semblent faire des choses intéressantes.

Histoire imaginée pour ce film

Un groupe de jeunes gens sont forcés à être des espions de guerre. La question de l’engagement et de la liberté est posée à travers le parcours initiatique de ces six jeunes gens (entre 15 et 19 ans).

L’action se déroule en 1940-41, lorsque la Thaïlande cherche à récupérer ses provinces annexées par la France de longue date. Les préparatifs de cette offensive passent par de l’espionnage, en France, à Vichy. Les six jeunes sont envoyés en voyage d’étude, et vont être confrontés à toutes les barrières : la langue, l’administration, le fonctionnement d’un pays étranger radicalement différent du fonctionnement chez eux, le choc culturel.

On ne donne pas tous les détails de l’histoire, on donne seulement l’univers, l’atmosphère, les enjeux, et le côté très sensible, très humain, de ce film.

La question de l’attachement à leur culture, qui donne envie à ces jeunes de la défendre et de la servir, et en même temps la découverte pour eux d’un autre, très séduisant, à travers la culture française. Ils sont séduits par cette culture, et perdent peu à peu le désir de servir leur pays. Ils vont donc donner de fausses informations à la Thaïlande. Puis, ils vont se rendre compte, à travers de nombreuses péripéties entre eux, de nombreux désaccords et conflits, que la France, en 1941, n’a pas un gouvernement très sympathique. Ils vont faire la part des choses entre le politique et le personnel, réussir à dépasser l’endoctrinement, qui au départ était celui de leur pays, puis celui de la séduction que la France avait opéré, pour comprendre qu’il y a une culture, une histoire, des hommes, des organisations, que tout cela est bien distinct et ne doit pas être amalgamé. Au moment de cette prise de conscience, ils vont tout tenter pour revenir en arrière sur leur « trahison » envers leur pays. Cette « trahison » va être l’un des facteurs des grandes pertes humaines du côté thaïlandais dans les combats entre France et Thaïlande en 1941. C’est le coeur du film, tous les efforts que ces jeunes vont essayer de prodiguer, en vain, pour lutter contre le carnage à venir, dont ils ont conscience, puisqu’ils avaient dans un premier temps oeuvré à le construire.

Ce film ouvre sur un aspect quasiment inconnu de la deuxième guerre mondiale, et nous fait prendre conscience de la dimension vraiment mondiale de cette guerre à l’époque, de la façon dont tous les pays ont tenté, à travers le conflit qui fragilisait les grandes puissances, de tirer leur épingle du jeu, en entrant en guerre, et en changeant, presque comme de chemise, d’alliés, pour défendre leur propre intérêt. Le résultat fut catastrophique, en vies humaines, et en souffrances morales. On voit cette petite histoire du point de vue des « petites mains », ballotés dans ces enjeux. La mise en scène est basée sur la sincérité et la proximité. Un film de guerre intelligent, sensible et édifiant.

Le 4 janvier 2007 par Benoît Labourdette.
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« Ricky Bobby : roi du circuit (Talladega nights : the ballad of Ricky Bobby) »

Film américain d’Adam Mc Kay.
Avec Will Farrell, Monica Ivey, Ammy Adams, Sacha Baron Cohen.
Sortie en salles en France prévue le 6 décembre 2006.

Le contexte

Aucune idée ni de qui est le réalisateur, ni de qui sont aucun des acteurs. La seule chose que je sais est que le film est prévu pour une sortie sur 5 copies, c’est à dire une toute petite sortie. Ca doit être un film indépendant. Pourquoi ce film sort-il en France ? Qu’en espère le distributeur ? Peut-on faire des bénéfices avec un film « inconnu au bataillon » ? Espérons-le. Tout tiendra sur la « stratégie presse » : montrer le film à des journalistes, espérer que le film est bon, et qu’il fasse parler de lui. Ce qui devrait arriver à tous les films, en fait. Mais la majeure partie ne sont que produits commerciaux au sein d’une stratégie marketing. J’ai préféré cette fois-ci ne pas chercher d’image, de photo du film sur internet, afin d’être pleinement libre de pouvoir tout imaginer.

Histoire imaginée pour ce film

Imaginons donc que c’est un film très original, très décalé. Bobby est le patron d’un night club, le « Talladega », ambiance latino. Bobby est triste, il est las de ces longues soirées pleines de fumées de cigarettes diverses et variées, las du claquement des billes de billard et des gifles des femmes latinos qui viennent chercher là leurs maris sombrant dans la débauche. Bobby ne veut plus être celui par qui la vice arrive, mais Bobby ne réussit pas à partir de son night club, il ne sait pas comment il pourrait gagner sa vie autrement qu’en vendant de l’alcool. Alors Bobby rêve, la journée, pendant qu’il dort, il rêve de courses de voitures, il se rêve en pilote jeune et beau, lui qui, à 29 ans, a déjà l’air vieux, est déjà gras et adipeux. Les rêves de Bobby prennent de plus en plus de place dans le film. Le film, peu à peu, se décale, du réel du night club vers les rêves. Une vraie histoire commence à arriver à Bobby dans ses rêves. Il se voit enfant, une autre enfance, et puis il se voit grandir, conduire des voitures, devenir peu à peu champion, dans un monde assez aseptisé. Le film est ainsi fait qu’à à peu près deux tiers du film, on ne sait vraiment plus où est le réel, ce night club qui paraissait l’accroche « réaliste » l’est de moins en moins, les personnages commencent à s’y déformer, les visages deviennent monstrueux, les membres aussi. Un jour, un vieil homme se transforme en serpent, et poursuit Bobby, qui sort du night club et entame un long chemin dans la nuit. Il n’y a plus de jour dans cet univers, Bobby y longe les rivières, les routes, et y croise toute sa généalogie, ses parents, grands parents, ancêtres, et puis aussi ses enfants, qu’il n’a pas encore, ainsi que leurs enfants et descendants. Les costumes sont très travaillés dans ces séquences, et font sentir toutes les époques. Donc, cela devient vraiment du rêve. En parallèle, Bobby est vraiment le champion, on le voit courir sur tous les circuits du monde, et notament aux 24 heures du Mans en France, où une séquence magistrale est réalisée : les voitures, dans un moment très poétique, s’envolent et forment un ballet, tout en se remettant au sol tout le temps. C’est très réel, et en même temps onirique, tour de force visuel. Bobby arrive au sommet de sa gloire, et puis il se rend compte qu’il est solitaire. Ensuite, Bobby se retrouve à nouveau sur la route la nuit, mais ce n’est plus le Bobby gras, c’est le Bobby champion et svelte. Il marche sur cette route, déserte alors. Et il arrive face à un bâtiment, qui l’intrigue, le « Talladega ». Il entre. Fin.

Le 30 septembre 2006 par Benoît Labourdette.
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« Imagine me and you »

Film américain, ou anglais, ou allemand de Ol Parker.
Avec Piper Perabo, Lena Headey, Matthew Goode, Celia Imrie, Anthony Head, Darren Boyd, Eva Birthistle, Boo Jackson, Sue Johnston.
Sortie en salles en France prévue le 29 novembre 2006.

Le contexte

Aucune idée de qui est le réalisateur, ni les acteurs. Ce film ne peut donc pas être américain. C’est forcément un film anglais. Une recherche sur le titre dans Google permet d’en lire le résumé : Rachel, le jour de son mariage avec Heck, voit dans la salle quelqu’un qui serait sans doute plus idéal que Heck. Comédie romantique. Un film tendre, drôle et léger, empreint de vérité sur chacun de nous (j’invente tout cela, on peut peut-être faire de la critique sans avoir vu les films !). Ce film est sorti aux Etats Unis le 27 janvier 2006, Google me l’a dit. Le DVD existe peut-être déjà, le film lui-même est peut-être (sans doute même) déjà disponible sous forme pirate sur internet. Oui mais… « Imagine me and you » : un film pour les amoureux. Est-ce qu’on a envie de voir ce film sur son ordinateur, en qualité déplorable ? Non, je ne pense pas. C’est un film de sortie pour amoureux, avec une belle image, un beau son. On n’aimera pas voir ce film juste pour le voir. C’est cela le cinéma, un désir de sortie, d’aller à l’extérieur.

Histoire imaginée pour ce film

Pendant son mariage à l’église, Rachel, voyant un autre homme assis, prend conscience que ce mariage n’est sans doute pas bien pour elle. Elle va faire en sorte de provoquer des choses rocambolesques, qui vont rendre le mariage impossible : provoquer une rixe entre deux personnes, simuler un malaise, et ça ira même jusqu’à la simulation de phénomènes surnaturels dans l’église. Assez burlesque. Cela amènera le prêtre lui-même à prendre la décision de reporter le mariage. Ainsi, elle a réussi à se donner plus de temps. Ensuite, le drame intérieur de Rachel, qui génère beaucoup d’autres situations burlesques, est le fait qu’elle n’assume pas d’en aimer un autre, qu’elle ne réussit pas à trancher. Aux deux tiers du film, arrive la scène dans laquelle, finalement, Heck apprend la vérité. Cela se déroule pendant une course de voitures, une course amateur improvisée, les deux concurrents étant Heck et Jason (celui que Rachel aime). Rachel est à l’arrivée, et a la vision de toutes les caméras installées sur le circuit et dans les voitures même. Métaphore un peu évidente des deux spermatozoïdes en concurrence, petites références à un sketche de « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander » de Woody Allen, mais des situations très drôles. C’est la rage d’Heck, apprenant le pot aux roses au détour d’un virage périlleux sur la piste, qui lui fera gagner la course. Ultime paradoxe, où finalement Rachel se mariera avec Heck. A la fin, morale victorienne victorieuse, la morale est sauve !! Au bout du compte, un film très conservateur, mais drôle et agréable, comme des bulles de champagne.

Le 9 septembre 2006 par Benoît Labourdette.
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Les films du futur

Exercice ludique : à partir des titres, noms de réalisateurs, d’acteurs et de techniciens des films en cours de préparation, de tournage ou de montage, imaginer tout le film. Puis, lorsque le film sort en salle, à vous d’écrire vos sentiments comparatifs. Des informations exclusives sur les films que vous verrez dans six mois, un an ou deux ans, assorties d’un humour auquel vous pouvez contribuer ! Une proposition de critique cinématographique innovante et créative.

Le 9 septembre 2006 par Benoît Labourdette.
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